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PCSI · Chimie · semaine 1

Description et évolution d'un système vers un état final lors d'une transformation chimique

Description d'un système physico-chimique par les grandeurs pertinentes, concentration, fraction molaire, pression partielle, variables intensives et extensives, puis modélisation de sa transformation par une ou plusieurs réactions chimiques. Avancement, activité, quotient de réaction, constante thermodynamique d'équilibre et critère d'évolution servent à prévoir le sens d'évolution spontanée et à déterminer la composition finale, en distinguant équilibre chimique et transformation totale. L'optimisation d'un procédé y est envisagée par modification de la valeur de K° ou du quotient de réaction.

Sommaire

Le cours

Résumé en cinq points

  1. Décrire un système, c'est donner les espèces, leurs phases et les grandeurs de composition. Fractions molaires et pressions partielles se calculent phase par phase.
  2. L'avancement relie toutes les quantités de matière par ni=ni(0)+νiξn_i = n_i(0) + \nu_i \xi. Le réactif limitant fixe l'avancement maximal.
  3. L'activité vaut 1 pour un solide pur, un liquide pur et le solvant, c/c∘c/c^{\circ} pour un soluté dilué, P/P∘P/P^{\circ} pour un gaz parfait.
  4. Le critère d'évolution compare QrQ_r à K∘K^{\circ}. Plus petit, sens direct. Plus grand, sens indirect. Égal, équilibre.
  5. L'état final est soit un équilibre, soit une transformation totale. On suppose l'équilibre, on résout, puis on vérifie que toutes les quantités de matière sont positives.
Pourquoi ce chapitre

C'est le premier chapitre de chimie de l'année et la boîte à outils de tous les autres. On y apprend à décrire un système avec un vocabulaire précis, puis à prévoir où il va s'arrêter.

Deux questions reviennent toute l'année :

  • Dans quel sens le système évolue-t-il ?
  • Quelle est sa composition quand il n'évolue plus ?

Les réponses se construisent avec trois objets : l'avancement, le quotient de réaction et la constante thermodynamique d'équilibre.

  • Au second semestre, les transformations acido-basiques, de précipitation et d'oxydoréduction en solution aqueuse sont des applications de ce schéma.
  • En deuxième année, la thermodynamique chimique reprend les mêmes notions et démontre le critère d'évolution admis ici.
  • Aux concours, ces raisonnements sont attendus vite et sans erreur, y compris dans les problèmes de physique appliquée à des procédés industriels.

1Décrire un système physico-chimique

1.1Système, espèces, phases

Définition 1.1Système physico-chimique

Un système physico-chimique est la portion d'univers que l'on choisit d'étudier. Une frontière, réelle ou fictive, le sépare de l'extérieur.

Le décrire consiste à recenser les espèces chimiques présentes, à préciser la phase de chacune, puis à donner les valeurs des grandeurs physiques pertinentes.

Définition 1.2Espèce chimique et phase

Une espèce chimique est un ensemble d'entités chimiques identiques : molécules, ions ou atomes. Une phase est une partie du système dont les grandeurs intensives varient de façon continue.

Définition 1.3Système homogène, hétérogène

Un système est homogène s'il ne comporte qu'une seule phase, hétérogène s'il en comporte plusieurs.

Exemple 1.4

Un mélange de gaz est toujours homogène. Une solution aqueuse surmontant un dépôt solide est hétérogène, avec deux phases.

On note l'état physique en indice :

  • (s)(\text{s}) pour solide ;
  • (l)(\text{l}) pour liquide ;
  • (g)(\text{g}) pour gaz ;
  • (aq)(\text{aq}) pour une espèce dissoute en solution aqueuse.

Deux solides différents forment en général deux phases distinctes, sauf s'ils constituent une solution solide.

1.2Grandeurs de composition

La quantité de matière nn s'exprime en mole. On la relie à la masse par n=m/Mn = m/M, et pour un gaz assimilé à un gaz parfait par n=PV/(RT)n = PV/(RT), avec R=8,314 J⋅K−1⋅mol−1R = 8{,}314\ \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.

Définition 1.5Concentrations

La concentration en quantité de matière d'une espèce en solution vaut ci=ni/Vc_i = n_i/V, en mol⋅L−1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}. La concentration en masse vaut ti=mi/Vt_i = m_i/V, en g⋅L−1\text{g}\cdot\text{L}^{-1}, et ti=Micit_i = M_i c_i.

Définition 1.6Fraction molaire

La fraction molaire xi=ni/ntotx_i = n_i/n_{\text{tot}} compare la quantité d'une espèce à la quantité totale de la phase où elle se trouve. Elle est sans dimension et la somme des fractions molaires d'une même phase vaut 1.

Attention

Ne calculez jamais une fraction molaire en mélangeant des espèces de phases différentes. Une fraction molaire se calcule toujours phase par phase.

Définition 1.7Pression partielle

La pression partielle d'un gaz ii dans un mélange gazeux est Pi=xiPP_i = x_i P, où PP est la pression totale.

Loi 1.8Loi de Dalton

Hypothèses

  • le mélange se comporte comme un mélange de gaz parfaits, ce qui est acceptable pour des pressions de l'ordre du bar et des températures pas trop basses.

Alors P=∑iPiP = \sum_i P_i. On peut aussi écrire PiV=niRTP_i V = n_i R T.

1.3Variables intensives et extensives

Définition 1.9Variables extensive et intensive

Une variable extensive est proportionnelle à la taille du système : volume, masse, quantité de matière, énergie. Une variable intensive est indépendante de la taille : température, pression, concentration, fraction molaire, masse volumique.

MéthodeTester le caractère extensif ou intensif

  1. Réunir par la pensée deux systèmes identiques.
  2. Une grandeur qui double est extensive.
  3. Une grandeur inchangée est intensive.

Le quotient de deux grandeurs extensives est une grandeur intensive, ce qui explique pourquoi concentration et masse volumique sont intensives.

2Modéliser une transformation par une réaction chimique

2.1Transformation et réaction

Une transformation chimique est un phénomène observé : le système passe d'un état initial à un état final, sa composition change. Une réaction chimique est un modèle de cette transformation, résumé par une équation de réaction équilibrée en éléments et en charges.

Le programme demande explicitement de distinguer le monde des phénomènes et le monde des modèles. Une même transformation peut demander plusieurs réactions pour être décrite correctement, par exemple quand un produit secondaire se forme.

2.2Avancement

On écrit l'équation sous forme algébrique 0=∑iνiAi0 = \sum_i \nu_i A_i, avec un nombre stœchiométrique νi\nu_i positif pour un produit et négatif pour un réactif.

Exemple 2.1Synthèse de l'ammoniac

Pour N2+3 H2=2 NH3\text{N}_2 + 3\,\text{H}_2 = 2\,\text{NH}_3 : ν(N2)=−1,ν(H2)=−3,ν(NH3)=+2.\begin{aligned} \nu(\text{N}_2) &= -1,\\ \nu(\text{H}_2) &= -3,\\ \nu(\text{NH}_3) &= +2. \end{aligned}

Définition 2.2Avancement

L'avancement ξ\xi, en mole, est défini par ni(t)=ni(0)+νiξn_i(t) = n_i(0) + \nu_i \xi pour toutes les espèces. Il est nul à l'état initial. En solution à volume constant, l'avancement volumique est x=ξ/Vx = \xi/V, en mol⋅L−1\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, et alors ci=ci(0)+νixc_i = c_i(0) + \nu_i x.

Le tableau d'avancement range en lignes les états et en colonnes les espèces. Il faut y faire figurer les états physiques, car un solide pur ou le solvant n'interviennent pas dans le quotient de réaction.

Définition 2.3Réactif limitant, avancement maximal

Le réactif limitant est celui qui s'épuise le premier. L'avancement maximal ξmax⁡\xi_{\max} est la plus petite valeur de ξ\xi qui annule une quantité de réactif.

On le calcule en comparant les rapports ni(0)/∣νi∣n_i(0)/\abs{\nu_i} pour chaque réactif, le plus petit rapport désignant le réactif limitant. Un mélange est dit stœchiométrique quand tous ces rapports sont égaux.

Définition 2.4Taux de conversion

Le taux de conversion du réactif limitant est τ=ξf/ξmax⁡\tau = \xi_f/\xi_{\max}, compris entre 0 et 1.

2.3Plusieurs réactions

Si la transformation est modélisée par plusieurs réactions, on affecte un avancement ξj\xi_j à chaque réaction jj, et ni=ni(0)+∑jνij ξj.n_i = n_i(0) + \sum_j \nu_{ij}\,\xi_j. L'état final est alors déterminé par autant d'équations que de réactions indépendantes.

3Activité d'une espèce chimique

Définition 3.1Activité

L'activité aia_i est une grandeur sans dimension qui mesure l'écart d'une espèce à un état de référence appelé état standard. L'état standard est défini à la pression standard P∘=1 barP^{\circ} = 1\ \text{bar}, à la température de travail.

Les expressions exigibles sont les suivantes :

  • solvant d'une solution diluée, par exemple l'eau en solution aqueuse : a=1a = 1 ;
  • solide pur ou liquide pur constituant une phase à lui seul : a=1a = 1 ;
  • soluté d'une solution aqueuse très diluée : ai=ci/c∘a_i = c_i/c^{\circ}, avec c∘=1 mol⋅L−1c^{\circ} = 1\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • gaz parfait dans un mélange gazeux : ai=Pi/P∘a_i = P_i/P^{\circ}, avec P∘=1 barP^{\circ} = 1\ \text{bar}.

Ces expressions sont des approximations. Elles supposent des solutions très diluées, en pratique jusqu'à des concentrations de l'ordre de 10−2 mol⋅L−110^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}, et un comportement de gaz parfait. Au-delà, les interactions entre solutés font écarter l'activité du rapport c/c∘c/c^{\circ}, mais la correction est hors programme en première année.

À retenir

Une activité vaut 1, donc disparaît du quotient de réaction, pour un solide pur, un liquide pur et le solvant. Elle vaut c/c∘c/c^{\circ} ou P/P∘P/P^{\circ} seulement pour un soluté dilué ou un gaz.

4Quotient de réaction et constante thermodynamique d'équilibre

Définition 4.1Quotient de réaction

Le quotient de réaction s'écrit Qr=∏iaiνi,Q_r = \prod_i a_i^{\nu_i}, produit des activités élevées aux nombres stœchiométriques algébriques. Les produits sont au numérateur et les réactifs au dénominateur. QrQ_r est sans dimension et se calcule à n'importe quel instant, pas seulement à l'équilibre.

Exemple 4.2

Pour CaCO3(s)=CaO(s)+CO2(g)\text{CaCO}_3(\text{s}) = \text{CaO}(\text{s}) + \text{CO}_2(\text{g}), les deux solides ont une activité égale à 1 et Qr=P(CO2)P∘.Q_r = \frac{P(\text{CO}_2)}{P^{\circ}}.

Définition 4.3Constante thermodynamique d'équilibre

À chaque équation de réaction est associée une constante thermodynamique d'équilibre K∘(T)K^{\circ}(T). Elle ne dépend que de la température, et de la manière dont l'équation a été écrite.

Propriété 4.4Manipulation de K∘K^{\circ}

  • Si on multiplie tous les nombres stœchiométriques par un facteur α\alpha, la constante devient (K∘)α(K^{\circ})^{\alpha}.
  • Si on écrit la réaction dans l'autre sens, la constante devient 1/K∘1/K^{\circ}.
  • Quand on additionne deux équations, les constantes se multiplient.

5Critère d'évolution spontanée

On compare le quotient de réaction dans l'état considéré à la constante d'équilibre.

Théorème 5.1Critère d'évolution

  • Si Qr<K∘Q_r < K^{\circ}, le système évolue dans le sens direct, c'est-à-dire de gauche à droite, et ξ\xi augmente.
  • Si Qr>K∘Q_r > K^{\circ}, le système évolue dans le sens indirect, et ξ\xi diminue.
  • Si Qr=K∘Q_r = K^{\circ}, le système est à l'équilibre chimique et n'évolue plus à l'échelle macroscopique.

Ce critère est admis en première année. Il se démontre en deuxième année à l'aide de l'enthalpie libre de réaction, avec la relation entre le signe de cette grandeur et le rapport Qr/K∘Q_r/K^{\circ}. Hors programme en PCSI, mais utile à savoir pour ne pas croire que le critère tombe du ciel.

Attention

En système hétérogène, le quotient de réaction ne se calcule que si toutes les espèces dont l'activité est variable sont présentes. Si un solide qui figure dans l'équation est absent du système, la réaction ne peut pas se produire dans le sens qui le consomme.

L'équilibre chimique est un équilibre dynamique : les deux sens de la transformation ont lieu simultanément et à la même vitesse, les concentrations ne varient plus. Ce point est repris dans le chapitre sur les mécanismes réactionnels.

6Composition du système dans l'état final

Deux situations, et une seule méthode.

Définition 6.1Équilibre chimique

Dans le cas de l'équilibre chimique, le système atteint Qr=K∘Q_r = K^{\circ} avant l'épuisement de tout réactif. L'avancement final ξf\xi_f est strictement inférieur à ξmax⁡\xi_{\max}. Tous les réactifs restent présents, en quantité non nulle.

Définition 6.2Transformation totale

Dans le cas de la transformation totale, un réactif est entièrement consommé avant que le quotient n'ait rejoint K∘K^{\circ}. Alors ξf=ξmax⁡\xi_f = \xi_{\max} et QrQ_r final est différent de K∘K^{\circ}.

MéthodeDéterminer l'état final

  1. Supposer un état d'équilibre et écrire Qr(ξ)=K∘Q_r(\xi) = K^{\circ}.
  2. Résoudre l'équation.
  3. Vérifier que toutes les quantités de matière obtenues sont positives.
  4. Si l'une est négative, l'hypothèse d'équilibre est fausse : la transformation est totale, avec ξf=ξmax⁡\xi_f = \xi_{\max}.

Cette vérification est systématiquement attendue.

Des repères d'ordre de grandeur aident à anticiper, sans dispenser du calcul. Pour des conditions initiales usuelles et des nombres stœchiométriques égaux à 1 :

  • une constante supérieure à environ 10410^4 conduit à une transformation quasi totale ;
  • une constante inférieure à environ 10−410^{-4} conduit à une transformation quasi nulle ;
  • entre les deux, l'équilibre est nettement déplacé ni d'un côté ni de l'autre.

Ces seuils sont des repères pratiques, pas des théorèmes, et ils dépendent des quantités initiales.

Exemple 6.3Rupture d'équilibre

En système hétérogène, un solide peut disparaître complètement avant que l'équilibre ne soit atteint. Si on chauffe du carbonate de calcium dans une enceinte où la pression en dioxyde de carbone reste inférieure à la valeur d'équilibre, tout le solide se décompose. L'état final n'est alors pas un état d'équilibre chimique.

7Optimisation d'un procédé chimique

Optimiser, c'est augmenter la quantité de produit désiré, ou diminuer celle d'un produit secondaire. Le programme distingue deux leviers.

7.1Modifier la valeur de K∘K^{\circ}

Seule la température le permet, puisque K∘K^{\circ} ne dépend que de TT. Le sens de la variation se prévoit en deuxième année avec la loi de van't Hoff. En première année, on se contente d'exploiter des valeurs de K∘K^{\circ} fournies à plusieurs températures.

7.2Modifier la valeur de QrQ_r

Plusieurs gestes y contribuent :

  • introduire un excès du réactif le moins cher abaisse QrQ_r et déplace le système dans le sens direct ;
  • éliminer un produit au fur et à mesure de sa formation, par distillation ou par précipitation, abaisse également QrQ_r ;
  • en phase gazeuse, comprimer le système à température constante modifie QrQ_r dès que la somme des nombres stœchiométriques des gaz n'est pas nulle ;
  • diluer une solution modifie QrQ_r de la même manière si la somme des nombres stœchiométriques des solutés n'est pas nulle.

Attention

Ne confondez pas les deux leviers. Ajouter un réactif ne change jamais K∘K^{\circ}. La température est le seul paramètre qui change K∘K^{\circ}, et elle change aussi QrQ_r en pratique si des pressions partielles varient.

8Capacité numérique

Le programme demande de déterminer l'état final à l'aide d'un langage de programmation, pour une transformation modélisée par une ou deux réactions, à partir des conditions initiales et des constantes.

MéthodeUne réaction

  1. Construire la fonction f(ξ)=Qr(ξ)−K∘f(\xi) = Q_r(\xi) - K^{\circ}, continue et strictement monotone sur l'intervalle des avancements physiquement acceptables.
  2. Chercher son zéro par dichotomie, ou avec une fonction de résolution d'équation d'une bibliothèque scientifique.
  3. Prendre pour bornes les valeurs de ξ\xi qui annulent une quantité de matière.

MéthodeDeux réactions

  1. Obtenir un système de deux équations à deux inconnues ξ1\xi_1 et ξ2\xi_2, résolu numériquement.
  2. Vérifier que toutes les quantités de matière calculées sont positives.

La lecture des résultats permet d'aborder les compétitions entre réactions, par exemple la formation d'un produit secondaire.

Méthodes

MéthodeRéflexes du chapitre

  1. Commencer par recenser les espèces et leurs phases. Beaucoup d'erreurs viennent d'un solide oublié ou d'une activité prise égale à c/c∘c/c^{\circ} pour un liquide pur.
  2. Faire un tableau d'avancement complet, avec états physiques et quantités initiales, même quand l'énoncé donne des concentrations.
  3. Calculer QrQ_r dans l'état initial et le comparer à K∘K^{\circ} avant tout calcul d'état final. Cela donne le sens d'évolution et évite de chercher une solution hors domaine.
  4. Résoudre en supposant l'équilibre, puis vérifier la positivité des quantités de matière.
  5. Vérifier l'homogénéité : QrQ_r et K∘K^{\circ} sont sans dimension, un avancement est en mole.
  6. Pour comparer deux constantes, ramener les équations à la même écriture avant de conclure.

Ce qu'il faut savoir refaire en khôlle

  1. Décrire un système donné : recenser espèces et phases, exprimer fractions molaires et pressions partielles, classer les variables en intensives et extensives.
  2. Construire un tableau d'avancement, identifier le réactif limitant et calculer l'avancement maximal.
  3. Écrire l'activité de chaque espèce d'un système hétérogène, puis exprimer le quotient de réaction.
  4. Prévoir le sens d'évolution d'un système à partir de QrQ_r initial et de K∘K^{\circ}.
  5. Déterminer la composition finale, en justifiant le choix entre équilibre chimique et transformation totale.
  6. Calculer un taux de conversion et commenter sa valeur.
  7. Expliquer comment une pression, une température ou un excès de réactif déplacent l'état final, en distinguant action sur K∘K^{\circ} et action sur QrQ_r.
  8. Décrire l'algorithme de recherche numérique de l'avancement final par dichotomie.

Méthodes et exercices

Les résultats à connaître

  • Loi de Dalton : pour un mélange de gaz parfaits, Pi = xi P et P = Σ Pi. Admise, valable pour des pressions de l'ordre du bar.
  • Relation d'avancement : ni = ni(0) + νi ξ, νi algébrique, négatif pour un réactif. Définition, exigible.
  • Avancement maximal : ξmax est le plus petit des rapports ni(0)/|νi| sur les réactifs. Exigible avec justification.
  • Activités : 1 pour un solide pur, un liquide pur et le solvant, ci/c° pour un soluté très dilué, Pi/P° pour un gaz parfait. Conventions admises, domaine de validité à citer.
  • Quotient de réaction : Qr = Π aiνi, sans dimension, défini dans tout état. Définition.
  • Constante thermodynamique d'équilibre K°(T) : ne dépend que de T et de l'écriture de l'équation. Admise.
  • Règles de combinaison : équation multipliée par α, K° puissance α. Équation inversée, 1/K°. Équations additionnées, constantes multipliées. Exigibles avec démonstration.
  • Critère d'évolution : Qr < K° sens direct, Qr > K° sens indirect, Qr = K° équilibre. Admis en PCSI, démontré en PC par l'enthalpie libre de réaction.
  • État final : équilibre chimique si Qr rejoint K° avant épuisement d'un réactif, transformation totale sinon. Exigible.
  • Rupture d'équilibre en système hétérogène : un solide peut disparaître avant que Qr n'atteigne K°. Exigible.
  • Loi de van't Hoff, sens de variation de K° avec T : hors programme en PCSI, les valeurs de K° sont fournies.

Clés de démonstration

Règles de combinaison des constantes. Si on multiplie l'équation par α, chaque exposant de Qr est multiplié par α, donc le nouveau quotient est l'ancien à la puissance α. À l'équilibre l'égalité Qr = K° se conserve, d'où K'° = K°^α. Inverser revient à prendre α = −1. Additionner deux équations revient à multiplier les deux quotients.

Avancement maximal. Chaque réactif s'annule pour ξ = ni(0)/|νi|. Le premier annulé est celui qui donne la plus petite valeur. L'astuce est de ne jamais comparer les quantités initiales brutes, mais toujours les rapports.

Pression partielle et avancement. Dans un récipient rigide à T fixée, Pi = ni RT/V, donc Pi est proportionnelle à ni et la pression totale suit ntot = ntot(0) + ξ Σν_i(gaz). Un suivi de pression donne ξ.

Critère d'évolution. Non démontrable en PCSI. Savoir dire qu'en PC on montre ΔrG = RT ln(Qr/K°) et que le système évolue dans le sens qui rend ΔrG dξ négatif.

Exemples et contre-exemples à connaître

  • CaCO₃(s) = CaO(s) + CO₂(g) : Qr = P(CO₂)/P°, deux solides invisibles dans le quotient. Exemple type de rupture d'équilibre.
  • N₂ + 3 H₂ = 2 NH₃ : la pression favorise le sens direct car Σν(gaz) = −2. Exemple de levier sur Qr.
  • CO + H₂O = CO₂ + H₂ en phase gazeuse : Σν(gaz) = 0, la pression n'a aucun effet. Contre-exemple utile.
  • Estérification acide + alcool = ester + eau, K° voisin de 4 : équilibre peu déplacé, illustre l'excès de réactif et l'élimination de l'eau.
  • Acide faible dans l'eau, K° = 10⁻⁵ : équilibre très peu avancé, mais la dilution augmente le taux de dissociation.
  • Précipitation de AgCl, K° = 10⁻¹⁰ pour la dissolution : la transformation inverse est quasi totale, mais il reste toujours des ions.
  • Une constante énorme ne garantit pas une transformation observable : la combustion du graphite à 298 K a K° gigantesque et ne se produit pas. La cinétique est une autre question.
  • Solide absent : si on introduit CaO et CO₂ sans CaCO₃, le système peut évoluer en sens indirect, mais si on introduit CaCO₃ seul dans une enceinte vide, seul le sens direct est possible.

Techniques du chapitre

  1. Réactif limitant par les rapports. 4 Al(s) + 3 O₂(g) = 2 Al₂O₃(s) avec 2 mol Al et 4 mol O₂. Rapports 2/4 = 0,5 et 4/3 = 1,33. Al est limitant, ξmax = 0,5 mol, il reste 2,5 mol de O₂.

  2. Fractions molaires phase par phase. 1 mol N₂ et 3 mol H₂ sous 10 bar : x = 0,25 et 0,75, P(N₂) = 2,5 bar, P(H₂) = 7,5 bar. Un solide présent ne compte pas dans ntot de la phase gaz.

  3. Écrire le bon quotient. Fe₃O₄(s) + 4 H₂(g) = 3 Fe(s) + 4 H₂O(g) : Qr = (P(H₂O)/P(H₂))⁴. Les solides disparaissent, P° se simplifie car les exposants sont opposés.

  4. Comparer Qr initial à K°. Mélange à 10⁻² mol·L⁻¹ d'acide AH, de base A⁻ et de H₃O⁺, réaction AH + H₂O = A⁻ + H₃O⁺, K° = 1,6·10⁻⁵. Qr = 10⁻² > K°, le système évolue en sens indirect, l'acide se reforme.

  5. Résoudre Qr(ξ) = K° avec une petite constante. Acide AH à c = 0,10 mol·L⁻¹, x²/(c − x) = 1,6·10⁻⁵. On suppose x ≪ c : x = √(1,6·10⁻⁶) = 1,26·10⁻³ mol·L⁻¹, soit 1,3 % de c, hypothèse validée. Sans validation, pas de points.

  6. Tester la rupture d'équilibre. 0,10 mol de CaCO₃ dans 10 L vides à une température où K° = 0,50. À l'équilibre P(CO₂) = 0,50 bar, soit n = PV/RT = 0,5·10⁵ × 10⁻² / (8,314 × 1100) = 0,055 mol pour T = 1100 K. C'est inférieur à 0,10 mol, il reste du solide, l'équilibre existe. Dans 100 L il faudrait 0,55 mol, tout le solide disparaît, P finale = 0,091 bar < 0,50 bar.

  7. Ramener les constantes à la même écriture. Si ½ N₂ + 3/2 H₂ = NH₃ a pour constante K₁°, alors N₂ + 3 H₂ = 2 NH₃ a pour constante K₁°², et la dissociation de NH₃ a pour constante 1/K₁°².

  8. Dichotomie. f(ξ) = Qr(ξ) − K° est continue et croissante sur ]ξmin, ξmax[, négative au début, positive à la fin. On coupe l'intervalle en deux, on garde la moitié où f change de signe, on s'arrête à la précision voulue. Vingt itérations divisent l'intervalle par 10⁶.

Exercices classiques corrigés

Choisis ton niveau. Difficulté indicative ; les exercices qui se suivent restent dans l'ordre.

Exercice 1. Dissociation du tétraoxyde de diazote

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

N₂O₄(g) = 2 NO₂(g), K° = 0,15 à 298 K. On part de n₀ mol de N₂O₄ pur, la pression totale est maintenue à P. Exprimer K° en fonction du taux de dissociation α et de P, puis calculer α pour P = 1 bar et P = 0,1 bar.

Technique tableau d'avancement en taux, quotient en fractions molaires.

Voir le corrigé
  1. Tableau : N₂O₄ n₀(1 − α), NO₂ 2n₀α, total n₀(1 + α).
  2. Fractions : x(N₂O₄) = (1 − α)/(1 + α), x(NO₂) = 2α/(1 + α).
  3. K° = x(NO₂)² P / (x(N₂O₄) P°) = 4α² P / ((1 − α²) P°).
  4. P = 1 bar : 4α²/(1 − α²) = 0,15, α² = 0,15/4,15, α = 0,19. P = 0,1 bar : 4α²/(1 − α²) = 1,5, α² = 1,5/5,5, α = 0,52.

piège : Oublier le n₀(1 + α) au dénominateur des fractions molaires. Baisser la pression favorise le sens qui crée des moles de gaz.

Exercice 2. Rendement d'une estérification

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Acide + alcool = ester + eau, en phase liquide homogène, K° = 4. L'énoncé indique que le quotient s'écrit avec les quantités de matière, Qr = n(ester) n(eau) / (n(acide) n(alcool)). Calculer l'avancement final pour 1 mol de chaque réactif, puis pour 1 mol d'acide et 5 mol d'alcool.

Technique résolution d'une équation du second degré et choix de la racine physique.

Voir le corrigé
  1. Équimolaire : ξ²/(1 − ξ)² = 4, donc ξ/(1 − ξ) = 2, ξ = 2/3, rendement 67 %.
  2. Excès d'alcool : ξ² = 4(1 − ξ)(5 − ξ), soit 3ξ² − 24ξ + 20 = 0.
  3. ξ = (24 − √336)/6 = 0,945. L'autre racine, 7,05, dépasse ξmax = 1, on la rejette.
  4. Rendement 94,5 % par rapport à l'acide.

piège : Garder la racine supérieure à ξmax. L'expression du quotient avec des quantités et non des concentrations est fournie par l'énoncé, ce n'est pas l'un des cas modèles du programme.

Exercice 3. Synthèse de l'ammoniac, constante et leviers

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

1 mol N₂ et 3 mol H₂ sous P = 100 bar à 700 K. À l'équilibre on mesure ξ = 0,30 mol. Calculer K°(700 K). Prévoir l'effet d'une hausse de pression, d'un ajout de gaz inerte à P constante, et commenter le fait que K°(500 K) soit plus grande.

Technique quotient en fractions molaires avec facteur de pression.

Voir le corrigé
  1. Total 4 − 2ξ = 3,4 mol. x(NH₃) = 0,176, x(N₂) = 0,206, x(H₂) = 0,618.
  2. K° = x(NH₃)² (P°/P)² / (x(N₂) x(H₂)³) = 0,0311 × 10⁻⁴ / (0,206 × 0,236) = 6,4·10⁻⁵.
  3. Hausse de P à composition fixée : Qr contient (P°/P)², il diminue, Qr < K°, sens direct.
  4. Inerte à P constante : les pressions partielles baissent, même effet qu'une baisse de P, sens indirect.
  5. K° plus grande à basse température : la réaction est favorisée à froid, ce qui annonce son caractère exothermique, résultat justifié en PC seulement.

piège : L'exposant de P°/P est Σν(gaz) = −2, il faut le retrouver et non le deviner.

Exercice 4. Décomposition d'un solide en deux gaz

Classiques de khôlle et concours · Écrit CCINP

NH₄HS(s) = NH₃(g) + H₂S(g), K° = 0,108 à 298 K. On introduit n₀ mol de solide dans une enceinte vide de 10 L. Déterminer la pression totale à l'équilibre et la valeur minimale de n₀ pour qu'il existe. Reprendre avec une enceinte contenant déjà NH₃ sous 0,50 bar.

Technique quotient en pressions, test de présence du solide.

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  1. Sans gaz initial, P(NH₃) = P(H₂S) = P/2, donc (P/2)² = K° P°², P/2 = 0,329 bar, P = 0,66 bar.
  2. Quantité de chaque gaz : n = 0,329·10⁵ × 10⁻² / (8,314 × 298) = 0,133 mol. Il faut n₀ > 0,133 mol, sinon décomposition totale.
  3. Avec NH₃ initial : P(NH₃) = 0,50 + p, P(H₂S) = p, (0,50 + p) p = 0,108.
  4. p² + 0,50 p − 0,108 = 0, p = 0,163 bar. Le solide se décompose moins, car Qr initial était déjà non nul.

piège : Écrire P(NH₃) = P(H₂S) alors qu'un des gaz était présent au départ.

Exercice 5. Effet d'une réaction sans variation du nombre de moles de gaz

Classiques de khôlle et concours · Écrit CCINP

CO(g) + H₂O(g) = CO₂(g) + H₂(g), K° = 1,0 à 1100 K. Composition finale pour 1 mol de chaque réactif, puis pour 1 mol de CO et 3 mol d'eau. Effet de la pression.

Technique simplification de P° et P, résolution par racine carrée.

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  1. Qr = ξ² / ((1 − ξ)(1 − ξ)) dans le premier cas, P et ntot se simplifient car Σν(gaz) = 0.
  2. ξ/(1 − ξ) = 1, ξ = 0,50, taux de conversion 50 %.
  3. Excès d'eau : ξ² = (1 − ξ)(3 − ξ), ξ² = 3 − 4ξ + ξ², ξ = 0,75.
  4. La pression n'est pas un levier ici, l'excès du réactif bon marché en est un.

piège : Introduire un facteur de pression par réflexe alors qu'il vaut 1.

Exercice 6. Précipitation quasi totale

Classiques de khôlle et concours · Écrit CCINP

AgCl(s) = Ag⁺ + Cl⁻, K° = 1,8·10⁻¹⁰. On mélange 1 L de solution de Cl⁻ à 10⁻³ mol·L⁻¹ avec 10⁻³ mol de Ag⁺ sans variation de volume. Sens d'évolution et composition finale.

Technique Qr initial, puis hypothèse d'équilibre avec solide présent.

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  1. Qr initial = 10⁻³ × 10⁻³ = 10⁻⁶ > K°, sens indirect, il y a précipitation.
  2. Hypothèse équilibre : (10⁻³ − x)² = 1,8·10⁻¹⁰, 10⁻³ − x = 1,34·10⁻⁵ mol·L⁻¹.
  3. Il s'est formé 9,87·10⁻⁴ mol de solide, il reste 1,3·10⁻⁵ mol·L⁻¹ de chaque ion.
  4. Le solide est présent, l'hypothèse tient. La transformation est quasi totale, pas totale.

piège : Dire que les ions ont disparu. Il en reste toujours quand le solide coexiste avec la solution.

Exercice 7. Suivi de pression à volume constant

Classiques de khôlle et concours · Écrit e3a

PCl₅(g) = PCl₃(g) + Cl₂(g). Dans un récipient rigide à T fixée, PCl₅ pur sous P₀ = 1,0 bar. À l'équilibre P = 1,4 bar. Taux de dissociation et K°.

Technique à volume constant, pressions partielles proportionnelles aux quantités.

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  1. ntot = n₀(1 + α), donc P = P₀(1 + α), α = 0,40.
  2. P(PCl₅) = P₀(1 − α) = 0,60 bar, P(PCl₃) = P(Cl₂) = 0,40 bar.
  3. K° = 0,40² / 0,60 = 0,27.

piège : Confondre ce cas, volume constant, avec l'exercice 1, pression constante. Les formules diffèrent.

Exercice 9. Optimisation d'une synthèse

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Une synthèse en phase gazeuse A + B = C a une constante K° faible à la température où la cinétique est acceptable. Proposer et justifier trois gestes qui augmentent la quantité de C, en précisant s'ils agissent sur K° ou sur Qr.

Technique distinguer les deux leviers.

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  1. Augmenter la pression totale : Σν(gaz) = −1, Qr contient P°/P, il baisse, sens direct. Levier sur Qr.
  2. Introduire B en excès s'il est bon marché : Qr baisse, sens direct. Levier sur Qr, et le taux de conversion de A augmente.
  3. Soutirer C au fur et à mesure, par condensation par exemple : Qr baisse. Levier sur Qr.
  4. Changer la température : seul levier sur K°, mais le sens n'est prévisible qu'avec des valeurs fournies ou avec la loi de van't Hoff, vue en PC. Compromis avec la vitesse.

piège : Affirmer qu'un ajout de réactif modifie K°.

Exercice 8. Deux réactions successives

Approfondissement · Écrit Mines

En solution, A = B avec K₁° = 2 et B = C avec K₂° = 3. Concentration initiale c₀ en A seul. Composition à l'équilibre, puis décrire la méthode numérique pour deux constantes quelconques.

Technique deux avancements, système d'équations, résolution linéaire quand c'est possible.

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  1. Avancements volumiques x₁ et x₂ : [A] = c₀ − x₁, [B] = x₁ − x₂, [C] = x₂.
  2. Équilibres : [B] = 2[A] et [C] = 3[B] = 6[A].
  3. Conservation : [A] + 2[A] + 6[A] = c₀, donc [A] = c₀/9, [B] = 2c₀/9, [C] = 2c₀/3.
  4. Cas général : on résout numériquement le système Q₁(x₁, x₂) = K₁°, Q₂(x₁, x₂) = K₂° avec une fonction de recherche de zéro, puis on vérifie que les trois concentrations sont positives.

piège : Écrire [B] = x₁ en oubliant que B est consommé par la seconde réaction.

Erreurs fréquentes

  1. Écrire l'activité d'un solide ou du solvant comme une concentration. Elle vaut 1.
  2. Calculer une fraction molaire avec des espèces de phases différentes, ou oublier le solide dans le bilan mais le compter dans ntot du gaz.
  3. Résoudre Qr = K° sans vérifier la positivité des quantités finales ni la présence effective du solide.
  4. Négliger x devant c sans le vérifier a posteriori, ou garder une racine supérieure à ξmax.
  5. Confondre les leviers : la température agit sur K°, la pression, la dilution et l'excès de réactif agissent sur Qr.

Fiche de cours rédigée à partir du programme officiel de PCSI (2021), partie 1 « Transformations de la matière », paragraphe 1.1. Elle couvre la description d'un système physico-chimique, sa modélisation par une ou plusieurs réactions chimiques, le critère d'évolution spontanée et la détermination de la composition finale. L'évolution au cours du temps fait l'objet du chapitre suivant.

Au concours

Les questions des sujets corrigés qui travaillent ce chapitre. La première question de chaque sujet est en accès libre.

CCINP 2025, PC, Chimie

  • Q17 Descripteur E/Z et contrôle thermodynamique

CCINP 2025, PC, Modélisation de systèmes physiques ou chimiques

  • Q1, en accès libre Dissolution du dioxyde de carbone, loi de Henry et pression partielle
  • Q2 à Q4 Dissolution du dioxyde de carbone, loi de Henry et pression partielle

CCINP 2025, PSI, Physique-chimie

  • Q25 à Q29 Dosage complexométrique des ions calcium et magnésium par l'EDTA