Ton programme de PSI : ce chapitre est traité par Cinétique rédox et courbes intensité-potentiel (MP).
Au programme de PSI en plus, traité dans un complément à venir :
- Paliers de diffusion limite reliés à la loi de Fick
Le cours
Résumé en cinq points
- relie thermodynamique rédox et potentiels, et donne .
- Le courant mesure la vitesse électrochimique par , et le surpotentiel mesure l'écart à l'équilibre nécessaire pour l'obtenir.
- Un système est rapide ou lent selon le couple et le matériau d'électrode, et un soluté dilué donne un palier de diffusion proportionnel à sa concentration et à la surface immergée.
- Une pile fournit au plus par mole d'avancement, sa tension à vide vaut , et elle chute en débit à cause des surpotentiels et de la résistance interne.
- Une électrolyse impose une tension supérieure à l'écart des potentiels d'équilibre à cause des surpotentiels, la loi de Faraday donne les masses, et le rendement faradique mesure la part du courant réellement utile.
Pourquoi ce chapitre
La thermodynamique rédox de MPSI prévoit qu'une réaction est possible, mais jamais si elle se produira à une vitesse observable. Or l'aluminium ne se dissout pas dans l'eau alors que les potentiels standard l'autorisent, et une pile fournit une tension plus faible en débit qu'à vide. Il manque la cinétique.
Ce chapitre l'introduit sous une forme graphique, la courbe courant-potentiel, puis l'applique aux piles, aux électrolyseurs et aux accumulateurs. Le programme privilégie les raisonnements qualitatifs et l'aspect expérimental. Aux concours, ces questions sont souvent rédactionnelles : on donne des courbes et on demande de les lire.
1Aspect thermodynamique des réactions d'oxydoréduction
1.1Rappels de MPSI
Un couple oxydant-réducteur est caractérisé par son potentiel d'électrode, donné par la formule de Nernst.
Propriété 1.1Formule de Nernst
À 298 K, pour une demi-équation , en volts :
Les potentiels standard sont mesurés par rapport à l'électrode standard à hydrogène, de potentiel nul par convention.
1.2Relation entre enthalpie libre de réaction et potentiels
Considérons une réaction d'oxydoréduction mettant en jeu le couple 1, dont l'oxydant est réduit, et le couple 2, dont le réducteur est oxydé, avec électrons échangés.
Propriété 1.2Enthalpie libre de réaction et potentiels
Hypothèses
- le couple 1 voit son oxydant réduit, le couple 2 voit son réducteur oxydé ;
- électrons sont échangés ;
- et sont les potentiels de Nernst des deux couples dans les conditions considérées.
Alors où est la constante de Faraday.
La réaction est spontanée dans le sens écrit si et seulement si , c'est-à-dire si l'oxydant appartient au couple de plus haut potentiel. C'est la règle du gamma de MPSI, maintenant justifiée.
1.3Grandeurs standard et constante d'équilibre
Propriété 1.3Grandeurs standard
Tous les constituants étant dans leur état standard, Comme , on obtient à 298 K
On peut aussi déterminer le potentiel standard d'un couple à partir de données thermodynamiques : on calcule par la loi de Hess, puis on divise par .
Exemple 1.4Ordres de grandeur
- Un écart de entre potentiels standard, pour un électron échangé, correspond à un facteur 10 sur .
- Un écart de donne déjà , donc une réaction quantitative.
2Le montage à trois électrodes
Capacité expérimentale exigible. Pour tracer une courbe courant-potentiel, on utilise un potentiostat et trois électrodes plongées dans l'électrolyte.
Définition 2.1Les trois électrodes
- L'électrode de travail est celle que l'on étudie : on impose son potentiel et on mesure son courant.
- L'électrode de référence, en pratique une électrode au calomel saturée ou une électrode argent-chlorure d'argent, fournit un potentiel fixe et connu.
- La contre-électrode, ou électrode auxiliaire, ferme le circuit de courant.
Le montage impose la différence de potentiel entre l'électrode de travail et la référence, mais fait circuler le courant entre l'électrode de travail et la contre-électrode. Aucun courant ne traverse la référence, dont le potentiel reste stable.
AttentionMontage à deux électrodes
Avec deux électrodes seulement, le passage du courant polariserait la référence et fausserait la mesure.
On relève ensuite le courant pour chaque potentiel imposé, et on trace en fonction de .
3Lecture d'une courbe courant-potentiel
3.1Convention de signe et lien avec la vitesse
Définition 3.1Courants anodique et cathodique
Un courant positif est un courant anodique : il correspond à une oxydation à l'électrode de travail. Un courant négatif est un courant cathodique : il correspond à une réduction.
Une courbe a donc une branche vers le haut à droite, l'oxydation, et une branche vers le bas à gauche, la réduction.
Loi 3.2Loi de Faraday
Hypothèse : la demi-équation échange électrons.
Alors le courant mesure la vitesse de la réaction électrochimique, en moles par seconde : La charge totale ayant circulé pendant une durée vaut
3.2Potentiel d'équilibre et surpotentiel
Définition 3.3Potentiel d'équilibre et surpotentiel
Le potentiel d'équilibre d'un couple est celui donné par la formule de Nernst pour la composition de la solution. Le courant y est nul. Le surpotentiel est l'écart entre le potentiel imposé et ce potentiel d'équilibre :
Le surpotentiel est positif pour une oxydation et négatif pour une réduction. Le programme emploie le mot surpotentiel plutôt que surtension.
3.3Systèmes rapides et systèmes lents
Définition 3.4Système rapide
Un système est rapide si un courant important apparaît dès que le potentiel s'écarte très peu de . La courbe est alors quasi verticale au voisinage de , et les deux branches se rejoignent au même point. Le surpotentiel nécessaire est négligeable.
Définition 3.5Système lent
Un système est lent si un courant notable n'apparaît qu'à partir d'un écart significatif, typiquement de à . La courbe présente alors un palier de courant nul de part et d'autre de , d'autant plus large que le système est lent. On y lit les surpotentiels d'oxydation et de réduction, qui ne sont pas forcément opposés.
Le caractère rapide ou lent n'est pas une propriété du couple seul : il dépend aussi du matériau de l'électrode et de l'état de sa surface.
Exemple 3.6Couple
Le couple est rapide sur platine platiné et très lent sur mercure, sur zinc ou sur plomb, avec un surpotentiel de réduction pouvant dépasser un volt en valeur absolue. Ce fait explique que le zinc se conserve en milieu acide dilué, et que l'accumulateur au plomb soit rechargeable.
3.4Courant de diffusion limite
Quand l'espèce électroactive est un soluté en faible concentration, elle doit être amenée à l'électrode par diffusion depuis le cœur de la solution. Au-delà d'un certain potentiel, la réaction consomme l'espèce plus vite que la diffusion ne l'apporte. Le courant cesse alors de croître et atteint un palier.
Définition 3.7Courant de diffusion limite
Le courant de diffusion limite est le palier atteint par le courant quand la diffusion limite l'apport de l'espèce électroactive.
Ce courant limite est proportionnel à la concentration de l'espèce en solution et à la surface immergée de l'électrode. Il augmente aussi avec l'agitation, qui réduit l'épaisseur de la couche de diffusion. Il faut savoir relier, sur des relevés expérimentaux, la hauteur du palier à la concentration et à la surface.
Applications : dosage ampérométrique, sonde à dioxygène dissous.
AttentionCas sans palier
Une espèce majoritaire comme le solvant, ou une espèce qui n'a pas besoin d'être transportée comme le métal de l'électrode, ne donne pas de courant limite. La branche correspondante monte en mur vertical.
3.5Vagues successives et domaine d'inertie du solvant
Quand plusieurs couples sont présents, on observe plusieurs vagues, chacune associée à un couple. Les branches d'oxydation apparaissent par potentiels croissants et les branches de réduction par potentiels décroissants.
Définition 3.8Domaine d'inertie électrochimique
Le solvant lui-même est électroactif. En milieu aqueux, l'eau peut être oxydée en dioxygène et réduite en dihydrogène. Ces deux réactions donnent deux murs encadrant une zone où aucun courant notable ne circule : le domaine d'inertie électrochimique du solvant.
Sa largeur dépend du pH, qui fixe les potentiels d'équilibre, et surtout du matériau d'électrode, qui fixe les surpotentiels. Sur platine le domaine est étroit. Sur mercure ou sur plomb, le mur de réduction est très reculé, ce qui rend accessibles des réductions autrement impossibles.
3.6Tracer l'allure d'une courbe
MéthodeTracer l'allure d'une courbe courant-potentiel
- Recenser les espèces électroactives présentes, y compris le solvant.
- Pour chacune, calculer le potentiel d'équilibre par la formule de Nernst.
- Décaler ce potentiel du surpotentiel fourni, vers la droite pour une branche d'oxydation, vers la gauche pour une branche de réduction.
- Dessiner chaque branche, avec un palier de diffusion si l'espèce est un soluté dilué, un mur sinon.
4Piles
4.1Principe et travail électrique
Une pile réalise une transformation spontanée, de négative, en obligeant les électrons à passer par un circuit extérieur. Le système reçoit alors un travail autre que celui des forces de pression, le travail électrique .
Propriété 4.1Travail fourni par une pile
Hypothèses
- et fixées ;
- le système reçoit le travail électrique .
Alors . Le travail fourni au circuit extérieur, égal à , est au plus égal à , le maximum étant atteint à courant infiniment petit.
Une pile qui débite fortement est irréversible et fournit moins.
4.2Tension à vide
À courant nul, chaque électrode est à son potentiel d'équilibre.
Propriété 4.2Tension à vide
Hypothèse : est le nombre d'électrons échangés dans l'équation de la réaction modélisant le fonctionnement de la pile.
Alors la tension à vide, ou force électromotrice, vaut
Cette relation est exigible dans les deux sens : elle permet de calculer une tension à partir de données thermodynamiques, ou de mesurer un à partir d'une tension.
AttentionAnode et cathode
Le pôle négatif est le siège de l'oxydation, c'est l'anode. Le pôle positif est le siège de la réduction, c'est la cathode. L'anode est toujours le lieu de l'oxydation, quelle que soit sa polarité.
4.3Capacité électrique
Définition 4.3Capacité électrique
La capacité électrique d'une pile est la charge totale qu'elle peut débiter avant épuisement du réactif limitant :
Elle s'exprime en coulombs, ou plus souvent en ampères-heures, avec . Savoir calculer la capacité d'une pile à partir des masses de réactifs est exigible.
4.4Fonctionnement en débit, lecture graphique
On superpose sur un même graphe les courbes courant-potentiel des deux électrodes. La pile débitant un courant d'intensité , l'anode porte le courant et la cathode le courant . On lit sur chaque courbe le potentiel correspondant.
Propriété 4.4Tension en débit
La tension aux bornes vaut Elle est inférieure à la tension à vide pour deux raisons cumulées : les surpotentiels aux électrodes et la chute ohmique dans l'électrolyte.
Plus le courant est grand, plus la tension chute. La caractéristique est donc décroissante, et on la trace point par point par cette lecture.
Paramètres influençant la résistance interne :
- la conductivité de l'électrolyte, donc sa concentration et sa nature ;
- la distance entre les électrodes ;
- la surface des électrodes ;
- la présence et la porosité du séparateur ;
- la température.
À retenir
Une pile dont les électrodes mettent en jeu des systèmes lents voit sa tension s'effondrer dès qu'on lui demande du courant, même si sa tension à vide est élevée.
5Électrolyses
5.1Principe
Une électrolyse est une transformation forcée : on impose, à l'aide d'un générateur, une réaction dont est positive. Les rôles s'inversent par rapport à la pile pour les polarités, mais pas pour la nature des réactions.
- L'anode reste le siège de l'oxydation et devient le pôle positif, relié à la borne positive du générateur.
- La cathode reste le siège de la réduction et devient le pôle négatif.
5.2Prévision des réactions et tension minimale
Quand plusieurs espèces peuvent réagir, c'est la cinétique qui tranche.
- À l'anode, l'oxydation observée est celle dont la branche anodique apparaît au potentiel le plus faible, surpotentiels compris.
- À la cathode, la réduction observée est celle dont la branche cathodique apparaît au potentiel le plus élevé.
Propriété 5.1Tension minimale
La tension minimale à imposer se lit sur le graphe : c'est l'écart entre le potentiel de début de la branche anodique retenue et celui de la branche cathodique retenue,
Elle est toujours supérieure à l'écart des potentiels d'équilibre, à cause des surpotentiels. Il faut ajouter la chute ohmique dès qu'on veut un courant non négligeable. Cette tension supplémentaire est perdue en chaleur : c'est le principal poste de perte d'un électrolyseur industriel.
5.3Bilans de matière et rendement faradique
Propriété 5.2Loi de Faraday pour la matière formée
Hypothèse : la formation d'une entité consomme électrons.
Alors, pour un courant pendant une durée ,
Définition 5.3Rendement faradique
Le rendement faradique est le rapport de la quantité de produit effectivement obtenue à celle prévue par la loi de Faraday.
Il est inférieur à 1 dès qu'une réaction parasite consomme une partie du courant, par exemple un dégagement de dihydrogène concurrent lors d'un dépôt métallique, ou la redissolution partielle du produit formé.
Exemples industriels :
- dichlore et soude par électrolyse de la saumure ;
- aluminium par électrolyse de l'alumine ;
- électrozingage de l'acier ;
- dihydrogène par électrolyse de l'eau.
6Accumulateurs
Définition 6.1Accumulateur
Un accumulateur est un dispositif électrochimique réversible. En décharge, il fonctionne comme une pile et fournit de l'énergie. En charge, on impose un courant en sens inverse et il fonctionne comme un électrolyseur, ce qui régénère les réactifs.
Exemple 6.2Accumulateur au plomb
La réaction de décharge est pour une tension à vide voisine de par élément, six éléments en série donnant les d'une batterie de voiture.
Deux contraintes se lisent sur les courbes courant-potentiel, et ce sont les capacités exigibles du programme.
Propriété 6.3Choix des électrodes
La recharge suppose de réduire le sulfate de plomb en plomb à la cathode. Cette réduction se produit à un potentiel inférieur à celui de la réduction de l'eau. Elle n'est possible que parce que le surpotentiel de dégagement du dihydrogène sur plomb est très élevé en valeur absolue, ce qui repousse le mur de réduction de l'eau et laisse la place à la réaction utile.
Propriété 6.4Purification de la solution électrolytique
Si l'électrolyte contient des impuretés métalliques sur lesquelles le dégagement de dihydrogène est rapide, déposées sur l'électrode, le mur de réduction de l'eau revient vers sa position thermodynamique. Le courant de charge produit alors du dihydrogène au lieu de régénérer le plomb. D'où l'exigence d'un électrolyte pur.
Méthodes
MéthodeLire une courbe courant-potentiel
- Fixer la convention de signe et identifier chaque branche par son couple et par son sens.
- Calculer les potentiels d'équilibre par Nernst avant de placer quoi que ce soit, puis appliquer les surpotentiels donnés.
MéthodePrévoir la réaction à une électrode
- Chercher la réaction la plus facile cinétiquement, pas la plus favorable thermodynamiquement.
- Se rappeler que, pour une pile ou un électrolyseur en fonctionnement, les deux électrodes portent le même courant en valeur absolue : c'est ce qui permet la lecture graphique.
MéthodeNommer les électrodes
- Définir anode et cathode par la réaction : oxydation à l'anode, réduction à la cathode.
- Distinguer pôle positif et pôle négatif, qui dépendent du dispositif.
MéthodeFaire un bilan de matière
- Écrire la loi de Faraday.
- Vérifier le nombre d'électrons.
Ce qu'il faut savoir refaire en khôlle
- Établir ou citer , en déduire la règle du gamma et l'expression de à 298 K.
- Décrire le montage à trois électrodes et expliquer pourquoi la référence ne doit pas être traversée par le courant.
- Reconnaître sur une courbe un système rapide et un système lent, et lire un surpotentiel.
- Expliquer l'origine d'un palier de diffusion et dire de quoi dépend sa hauteur.
- Tracer l'allure d'une courbe courant-potentiel à partir de potentiels standard, de concentrations et de surpotentiels fournis.
- Expliquer ce qu'est le domaine d'inertie électrochimique de l'eau et pourquoi il dépend du matériau d'électrode.
- Relier la tension à vide d'une pile à , calculer sa capacité électrique, puis construire sa caractéristique par lecture graphique.
- Prévoir les réactions d'une électrolyse, la tension minimale à imposer, et calculer la masse déposée puis un rendement faradique.
- Justifier par les surpotentiels qu'un accumulateur au plomb est rechargeable et que son électrolyte doit être pur.
Méthodes et exercices
Les résultats à connaître
Le programme de physique-chimie ne distingue pas « avec » et « sans » démonstration. On indique donc ce que le jury attend en pratique.
- Formule de Nernst, avec les activités des espèces. Acquis de MPSI, à citer sans hésiter.
- Δr G = −n F (E₁ − E₂). Hypothèses : T et P fixées, n électrons dans l'équation écrite, E₁ potentiel du couple dont l'oxydant réagit. À citer et exploiter.
- Δr G° = −n F (E₁° − E₂°), puis log K° = n (E₁° − E₂°)/0,06 à 298 K. À savoir retrouver en deux lignes.
- Combinaison de couples : on additionne les Δr G°, jamais les E°. Méthode exigible.
- Inégalité ΔG ≤ W_él, à T et P fixées et égales aux valeurs extérieures. Exigible avec démonstration.
- Tension à vide e = −Δr G/(n F). À établir à partir du fonctionnement réversible.
- Loi de Faraday q = n F ξ et |i| = n F dξ/dt. À citer.
- Capacité d'une pile qmax = n F ξmax, où ξmax est fixé par le réactif limitant. À savoir calculer.
- Courant de diffusion limite : il est proportionnel à la concentration du soluté et à la surface immergée, et il croît avec l'agitation. C'est un résultat expérimental à exploiter. La formule du modèle de la couche de diffusion, ilim = n F S D c/δ, peut être fournie mais n'est pas exigible.
- Tension en débit u = Ec(−I) − Ea(+I) − r I. Elle se construit par lecture graphique et décroît avec I.
- Tension minimale d'électrolyse : on la lit sur les courbes, surpotentiels compris.
- Rendement faradique : quantité obtenue divisée par I t/(n F).
- Hors programme : relation de Butler-Volmer, loi de Tafel, modèle cinétique donnant l'équation de la courbe. Le potentiel mixte et la corrosion relèvent du chapitre suivant.
Clés de démonstration
Inégalité ΔG ≤ W_él. On prend comme système la cellule, à T et P imposées par l'extérieur. Le premier principe s'écrit dU = δQ − P dV + δW_él, et le second dS ≥ δQ/T. On en déduit dG = dU + P dV − T dS ≤ δW_él. Astuce : écrire G = U + PV − TS, puis dire explicitement que T et P sont constantes et égales aux valeurs extérieures. L'égalité correspond à la limite réversible, c'est-à-dire à un courant infiniment faible.
Tension à vide. On se place en fonctionnement quasi réversible. Pour un avancement dξ, la charge n F dξ traverse le circuit extérieur sous la tension e. Le système reçoit donc δW_él = −n F e dξ. Comme dG = Δr G dξ, l'égalité donne e = −Δr G/(n F). Astuce : vérifier le signe. La pile cède de l'énergie, donc δW_él est négatif quand dξ et e sont positifs.
Lien avec les potentiels. La cathode porte le couple 1 et l'anode le couple 2, donc e = E₁ − E₂. On obtient Δr G = −n F (E₁ − E₂). Avec Δr G° = −R T ln K° et R T ln 10/F ≈ 0,059 V, on retrouve log K°. Astuce : c'est le même n qui figure dans Δr G et dans l'équation.
Palier de diffusion (justification qualitative). La vitesse globale est imposée par l'étape la plus lente. Quand le transfert d'électrons devient très rapide, cette étape est l'apport du soluté à l'électrode. Le flux est au plus égal à celui obtenu avec une concentration nulle à la surface. Il est donc proportionnel à c et à S, et d'autant plus grand que la couche de diffusion est mince. Astuce : raisonner en goulet d'étranglement.
Exemples et contre-exemples à connaître
- Pile Daniell, Zn | Zn²⁺ || Cu²⁺ | Cu, avec une tension à vide voisine de 1,10 V. C'est la pile de référence pour tous les calculs de Nernst et de capacité.
- Couple Fe³⁺/Fe²⁺ sur platine. C'est le système rapide type, avec deux paliers de diffusion dont les hauteurs sont proportionnelles à [Fe²⁺] et à [Fe³⁺].
- Électrode de cuivre dans une solution de Cu²⁺. La branche d'oxydation est un mur, car le métal n'a pas besoin d'être transporté. La branche de réduction présente un palier. L'exemple montre que les deux branches d'un même couple peuvent être asymétriques.
- Électrolyse de la saumure. On obtient Cl₂ à l'anode alors que E°(Cl₂/Cl⁻) = 1,36 V est supérieur à E°(O₂/H₂O) = 1,23 V. C'est le contre-exemple qui tue « la thermodynamique décide » : l'oxydation de l'eau est lente sur le matériau d'anode.
- Production de zinc par électrolyse en milieu acide. Zn²⁺ est réduit avant H⁺ malgré E° = −0,76 V, grâce au fort surpotentiel de H₂ sur le zinc.
- Le plomb dans l'acide sulfurique. La réaction Pb + 2 H⁺ + SO₄²⁻ → PbSO₄ + H₂ est thermodynamiquement favorable mais très lente. D'où une autodécharge lente de la batterie.
- Le solvant et le métal d'électrode ne donnent jamais de palier. Un palier trahit toujours un soluté dilué.
- Ordre de grandeur : 1 A·h représente 3600 C, soit environ 0,037 mol d'électrons. Ce chiffre vérifie tout calcul de capacité.
- Solution contenant Fe²⁺ seul. Le potentiel d'équilibre du couple n'est pas défini, et la courbe ne présente pas de branche de réduction pour ce couple. Le courant nul s'étend alors sur tout un intervalle de potentiel.
Techniques du chapitre
Combiner des couples par les enthalpies libres. Mini-exercice : on donne E°(Fe³⁺/Fe²⁺) = 0,77 V et E°(Fe²⁺/Fe) = −0,44 V, trouver E°(Fe³⁺/Fe). Solution : −3 F E° = −F × 0,77 − 2 F × (−0,44), donc E° = (0,77 − 0,88)/3 ≈ −0,04 V.
Tirer un E° de données thermodynamiques. Mini-exercice : Δf G°(Ag⁺, aq) = 77,1 kJ·mol⁻¹, trouver E°(Ag⁺/Ag). Solution : pour Ag⁺ + ½ H₂ = Ag + H⁺, Δr G° = −77,1 kJ·mol⁻¹ = −F (E° − 0). On obtient E° = 77 100/96 500 ≈ 0,80 V.
Constante d'équilibre. Mini-exercice : K° de Zn + Cu²⁺ = Zn²⁺ + Cu. Solution : n = 2 et ΔE° = 1,10 V, donc log K° = 2 × 1,10/0,06 ≈ 37. La réaction est totale.
Placer un mur de solvant. Mini-exercice : où commence la réduction de l'eau à pH 7 sur plomb, avec η ≈ −0,9 V ? Solution : E_éq = −0,06 × 7 = −0,42 V. Le mur commence vers −0,42 − 0,9 ≈ −1,3 V.
Enchaîner courant, moles et masse. Mini-exercice : masse de cuivre déposée par 2,0 A pendant une heure. Solution : on fait passer 7200/96 500 ≈ 0,075 mol d'électrons, soit 0,037 mol de Cu, soit environ 2,4 g.
Exploiter la proportionnalité du palier. Mini-exercice : un palier vaut 12 µA pour c = 2,0 mmol·L⁻¹. On mesure 30 µA sur un échantillon inconnu, avec la même électrode et la même agitation. Solution : c = 2,0 × 30/12 = 5,0 mmol·L⁻¹.
Choisir la réaction par la cinétique. Mini-exercice : deux oxydations sont possibles à une anode. Laquelle a lieu ? Solution : on balaie les potentiels croissants depuis le potentiel de l'électrode. La première branche anodique rencontrée, surpotentiel compris, l'emporte.
Exercices classiques corrigés
Choisis ton niveau. Difficulté indicative ; les exercices qui se suivent restent dans l'ordre.
Exercice 1. Pile Daniell et travail maximal
Classiques de khôlle et concours · Khôlle
Une pile Daniell contient [Cu²⁺] = 0,10 mol·L⁻¹ et [Zn²⁺] = 0,010 mol·L⁻¹. On donne E°(Cu²⁺/Cu) = 0,34 V et E°(Zn²⁺/Zn) = −0,76 V. Établir l'inégalité entre ΔG et le travail électrique. Calculer la tension à vide et le travail maximal récupérable par mole d'avancement.
Technique démonstration de la section 2, puis formule de Nernst.
Voir le corrigé
- L'inégalité se démontre comme en section 2.
- On calcule les potentiels : E(Cu) = 0,34 + 0,03 log 0,10 = 0,31 V et E(Zn) = −0,76 + 0,03 log 0,010 = −0,82 V.
- On en déduit e = 0,31 − (−0,82) = 1,13 V. Le cuivre est le pôle positif.
- On calcule Δr G = −2 F e ≈ −218 kJ·mol⁻¹. Le travail maximal fourni vaut environ 218 kJ par mole, atteint à courant infiniment faible.
piège : Prendre n = 1, ou inverser les pôles parce qu'on retient « l'anode est positive ».
Exercice 2. Dismutation du cuivre(I)
Classiques de khôlle et concours · Khôlle
On donne E°(Cu²⁺/Cu⁺) = 0,16 V et E°(Cu⁺/Cu) = 0,52 V. En déduire E°(Cu²⁺/Cu). L'ion Cu⁺ est-il stable en solution aqueuse ? Calculer K° de sa dismutation.
Technique additivité des Δr G°.
Voir le corrigé
- On écrit −2 F E° = −F × 0,16 − F × 0,52, d'où E° = 0,34 V.
- On écrit la dismutation : 2 Cu⁺ = Cu²⁺ + Cu. Cu⁺ est l'oxydant du couple Cu⁺/Cu et le réducteur du couple Cu²⁺/Cu⁺.
- On calcule log K° = 1 × (0,52 − 0,16)/0,06 = 6, donc K° = 10⁶. Cu⁺ se dismute presque totalement.
piège : Écrire E° = 0,16 + 0,52, ou prendre la moyenne sans la pondérer par le nombre d'électrons. Elle ne tombe juste ici que parce que les deux couples échangent un électron chacun.
Exercice 3. Tracé sur platine et référence au calomel
Classiques de khôlle et concours · Khôlle
Une solution d'acide sulfurique à pH ≈ 0 contient [Fe³⁺] = 0,010 mol·L⁻¹ et [Fe²⁺] = 0,020 mol·L⁻¹. L'électrode de travail est en platine. On donne E°(Fe³⁺/Fe²⁺) = 0,77 V, un couple H⁺/H₂ rapide et un surpotentiel de l'oxydation de l'eau d'environ +0,5 V. Le potentiostat affiche le potentiel par rapport à l'ECS (0,24 V/ESH). Tracer l'allure de la courbe.
Technique méthode en quatre temps de la fiche.
Voir le corrigé
- Espèces électroactives : Fe³⁺, Fe²⁺ et l'eau. Fe²⁺ pourrait être réduit en Fe (E° = −0,44 V), mais cette réduction est masquée par le mur de H₂.
- Potentiel d'équilibre : E_éq = 0,77 + 0,06 log 0,5 ≈ 0,75 V/ESH, soit 0,51 V/ECS. Système rapide, donc la courbe traverse l'axe verticalement en ce point.
- À droite, un palier anodique proportionnel à 0,020 mol·L⁻¹, puis le mur de l'oxygène vers 1,7 V/ESH.
- À gauche, un palier cathodique moitié moins haut en valeur absolue, puis le mur de H₂ vers 0 V/ESH, soit −0,24 V/ECS.
piège : Oublier de convertir vers l'ECS, ou dessiner des paliers de même hauteur.
Exercice 4. Dosage ampérométrique
Classiques de khôlle et concours · Khôlle
On se place sur le palier de réduction d'un soluté, avec une électrode et une agitation fixées. On mesure ilim = 5,1, 10,2 et 20,3 µA pour c = 1,0, 2,0 et 4,0 mmol·L⁻¹. Un échantillon donne 14,0 µA. Trouver sa concentration, puis le courant prévu si l'on double la surface immergée.
Technique proportionnalité du courant limite.
Voir le corrigé
- Le rapport ilim/c vaut environ 5,1 µA·L·mmol⁻¹ et reste constant. La relation est linéaire, sans ordonnée à l'origine.
- On en déduit c = 14,0/5,1 ≈ 2,7 mmol·L⁻¹.
- Le courant est proportionnel à S, donc on prévoit environ 28 µA.
- Conditions de validité : se placer sur le palier, garder la même agitation, et s'assurer qu'aucune autre espèce ne réagit dans cette zone de potentiel. C'est le principe de la sonde à dioxygène dissous.
piège : Mesurer à un potentiel situé sur la montée de la vague, où le courant dépend aussi de la cinétique.
Exercice 5. Caractéristique d'une pile
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP MP
On lit sur les courbes courant-potentiel, pour I = 0, 10, 20 et 50 mA :
- le potentiel de cathode, 0,80, 0,70, 0,66 et 0,60 V.
- le potentiel d'anode, −0,40, −0,38, −0,37 et −0,35 V.
La résistance interne vaut r = 2,0 Ω. Construire u(I) et P(I). Quelle électrode limite la pile ?
Technique même courant en valeur absolue aux deux électrodes, puis soustraction de la chute ohmique.
Voir le corrigé
- On forme u = Ec − Ea − r I. On obtient 1,20, 1,06, 0,99 et 0,85 V.
- On calcule P = u I. On obtient 0, 10,6, 19,8 et 42,5 mW.
- La cathode perd 0,20 V entre 0 et 50 mA, l'anode seulement 0,05 V. Le couple cathodique est lent, c'est lui qui limite.
- Si la branche cathodique présentait un palier de diffusion à 60 mA, le courant ne pourrait pas dépasser cette valeur, même en court-circuit.
piège : Lire la cathode à +I. Elle porte −I, sur la branche de réduction.
Exercice 6. Capacité de l'accumulateur au plomb
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP MP
On considère la réaction de décharge de la fiche, avec n = 2. Calculer la capacité massique théorique rapportée à la masse des réactifs. Calculer ensuite la masse minimale de plomb d'une batterie de 12 V et 60 A·h.
Technique Faraday et réactif limitant.
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- Pour ξ = 1 mol, la masse de réactifs vaut 207,2 + 239,2 + 2 × 98,1 = 642,6 g. La charge débitée vaut 2 F = 193 000 C, soit 53,6 A·h.
- On en déduit une capacité massique d'environ 83 A·h·kg⁻¹, soit environ 170 Wh·kg⁻¹ sous 2,0 V. Les batteries réelles sont nettement en dessous, à cause des grilles, de l'eau et du boîtier.
- Les six éléments sont en série. Chacun débite donc 60 A·h, soit 2,24 mol d'électrons et 1,12 mol de Pb, soit environ 232 g.
- Au total, il faut au minimum 1,4 kg de plomb métallique.
piège : Diviser la capacité par six. En série les tensions s'ajoutent, la capacité ne change pas.
Exercice 7. Recharge de l'accumulateur au plomb
Classiques de khôlle et concours · Khôlle
On se place à pH ≈ 0 et on donne E°(PbO₂/PbSO₄) = 1,69 V et E°(PbSO₄/Pb) = −0,36 V. Les couples du plomb sont supposés rapides. On donne aussi η(H₂ sur Pb) ≈ −0,9 V et η(O₂ sur PbO₂) ≈ +0,6 V. Justifier que la recharge est possible, estimer la tension minimale de charge, puis expliquer l'effet d'impuretés.
Technique comparer, à chaque électrode, la branche utile et le mur du solvant.
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- Électrode négative : la réduction de PbSO₄ commence vers −0,36 V, celle de H⁺ seulement vers −0,9 V. La réduction utile passe en premier.
- Électrode positive : l'oxydation de PbSO₄ commence vers 1,69 V, le mur de l'oxygène vers 1,83 V. L'oxydation utile passe en premier, avec une faible marge. On observe d'ailleurs un dégagement de O₂ en fin de charge.
- La tension minimale vaut environ 1,69 − (−0,36) ≈ 2,05 V par élément, à laquelle s'ajoutent la chute ohmique et de faibles surpotentiels.
- Des impuretés sur lesquelles H⁺/H₂ est rapide (le platine est le cas extrême) remontent le mur vers 0 V, au-dessus de −0,36 V. Le courant de charge produit alors H₂ au lieu de plomb.
piège : Dire que PbSO₄ est réduit « parce que E° est plus grand que celui de l'eau ». C'est faux, −0,36 est inférieur à 0.
Exercice 8. Production de zinc et rendement faradique
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP MP
On électrolyse une solution acide (pH ≈ 0) de Zn²⁺ à 1 mol·L⁻¹. La cathode se recouvre de zinc et l'anode est en plomb. Données : η(Zn) ≈ −0,05 V, η(H₂ sur Zn) ≈ −1,0 V, η(O₂) ≈ +0,6 V, chute ohmique 0,5 V. Une cellule parcourue par I = 1,0 × 10⁴ A produit 263 kg de zinc en 24 h. Prévoir les réactions et la tension minimale. Calculer U, le rendement faradique et la consommation électrique par kilogramme.
Technique lecture des courbes, puis Faraday.
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- À la cathode, Zn²⁺ est réduit vers −0,81 V, avant H⁺ (vers −1,0 V). À l'anode, l'eau est oxydée en O₂ vers 1,83 V.
- On obtient umin = 1,83 − (−0,81) = 2,64 V, puis U ≈ 3,1 V avec la chute ohmique.
- La masse théorique vaut 1,0 × 10⁴ × 86 400 × 65,4/(2 × 96 500) ≈ 293 kg. Le rendement faradique vaut 263/293 ≈ 0,90. Les 10 % perdus servent surtout à dégager H₂.
- L'énergie consommée vaut 3,1 V × 10⁴ A × 24 h = 744 kWh, soit environ 2,8 kWh par kilogramme de zinc.
piège : Prendre umin = 1,23 + 0,76 V, sans les surpotentiels.
Exercice 9. Électrolyseur à eau
Approfondissement · Type écrit Mines
Un électrolyseur alcalin produit H₂ et O₂. Données : ηa ≈ +0,35 V, ηc ≈ −0,15 V, r I ≈ 0,17 V, rendement faradique 0,98, I = 1000 A, volume molaire 24,8 L·mol⁻¹. Calculer la tension de fonctionnement, le volume de H₂ produit en une heure, le rendement énergétique rapporté à Δr G° = 237 kJ·mol⁻¹ et la consommation par kilogramme de H₂.
Technique bilans de matière et bilans électriques.
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- Les deux potentiels d'équilibre varient de −0,06 pH. Leur écart vaut donc 1,23 V à tout pH. On obtient U = 1,23 + 0,35 + 0,15 + 0,17 = 1,90 V.
- On calcule n(H₂) = 0,98 × 3,6 × 10⁶/(2 F) ≈ 18,3 mol, soit environ 0,45 m³.
- L'énergie par mole de H₂ vaut 2 F U/0,98 ≈ 374 kJ. Le rendement énergétique vaut 237/374 ≈ 0,63.
- La consommation vaut 374 kJ pour 2,016 g, soit environ 52 kWh par kilogramme. Pour gagner, on réduit les surpotentiels par des catalyseurs d'électrode, et la résistance en rapprochant les électrodes.
piège : Oublier le rendement faradique dans l'énergie, ou croire que le pH change la tension minimale.
Erreurs fréquentes
- Confondre anode et pôle positif. L'anode est définie par l'oxydation, sa polarité dépend du dispositif.
- Prévoir la réaction d'électrode par les seuls E°. En électrolyse, c'est la première branche rencontrée, surpotentiel compris, qui l'emporte.
- Additionner des potentiels standard lors d'une combinaison de couples. Ce sont les Δr G° qui s'ajoutent.
- Dessiner un palier de diffusion pour le solvant ou pour le métal d'électrode, ou oublier de convertir un potentiel lu par rapport à l'ECS.
- Se tromper de nombre d'électrons dans la loi de Faraday, ou oublier de distinguer tension minimale, surpotentiels et chute ohmique dans un bilan énergétique.
Fiche de cours rédigée à partir du programme officiel de physique-chimie de MP (arrêté du 5 janvier 2021, parties 9.1, 9.2 et 9.3). Elle couvre le lien entre enthalpie libre de réaction et potentiels d'électrode, la lecture des courbes courant-potentiel, les notions de système rapide ou lent, de surpotentiel et de courant de diffusion limite, puis l'exploitation de ces courbes pour les piles, les électrolyseurs et les accumulateurs. La corrosion fait l'objet du chapitre suivant.