Ton programme de MPSI : ce chapitre est traité par Induction et forces de Laplace (PCSI).
Hors programme en MPSI, donc pas exigible :
- Transformateur de tension
- Moteur à courant continu à entrefer plan
Le cours
Résumé en cinq points
- Le champ magnétique se lit sur une carte de lignes toujours fermées, et ses symétries se déduisent de celles des courants, avec des règles inverses du champ électrostatique.
- Force de Laplace, , et couple sur un moment magnétique, avec une position d'équilibre stable quand est aligné sur .
- Loi de Faraday, , à utiliser après avoir orienté le circuit, et loi de Lenz, qui dit que l'induction s'oppose toujours à sa cause.
- Circuit fixe et champ variable : auto-induction avec et énergie , mutuelle induction et transformateur avec .
- Circuit mobile et champ stationnaire : la puissance des forces de Laplace compense exactement celle de la force électromotrice induite, la conversion électromécanique est parfaite.
Pourquoi ce chapitre
Ce chapitre relie l'électricité et la mécanique. Il explique comment on transforme du travail en électricité, avec un alternateur, et de l'électricité en travail, avec un moteur. Presque tous les objets techniques de notre environnement en dépendent :
- le transformateur d'un chargeur ;
- la plaque à induction ;
- le haut-parleur ;
- le freinage d'un poids lourd.
Le programme est modeste sur le formalisme et exigeant sur la démarche, avec trois géométries seulement : la barre sur rails, la spire rectangulaire en rotation et les bobines coaxiales. Il faut orienter un circuit, écrire proprement un flux, appliquer la loi de Faraday avec le bon signe, et faire un bilan énergétique. La loi de Lenz sert de garde-fou permanent.
1Champ magnétique
1.1Sources et ordres de grandeur
Le champ magnétique est un champ vectoriel, en teslas. Ses sources sont les courants électriques et les aimants permanents, dont le magnétisme provient aussi de courants à l'échelle atomique.
Exemple 1.1Ordres de grandeur à citer
- Champ terrestre : environ .
- Au voisinage d'un aimant usuel : à .
- Dans un appareil d'imagerie par résonance magnétique : à .
- Dans une bobine de laboratoire : quelques millitesla.
1.2Cartes de champ
Définition 1.2Ligne de champ
Une ligne de champ est une courbe tangente en chaque point au vecteur champ.
Lecture d'une carte :
- là où les lignes sont resserrées, le champ est intense ;
- là où elles s'écartent, il est faible ;
- là où elles sont parallèles et régulièrement espacées, il est uniforme ;
- les sources se repèrent là où les lignes convergent.
Propriété 1.3Lignes de champ magnétique
Les lignes de champ magnétique sont toujours fermées, elles se referment dans l'aimant ou dans la bobine : c'est une différence majeure avec le champ électrostatique.
Allures à savoir tracer :
- Aimant droit : les lignes sortent par le pôle nord, bouclent dans l'espace, rentrent par le pôle sud et se referment dans l'aimant.
- Spire circulaire : elles traversent la spire selon son axe et se referment à l'extérieur, carte voisine de celle d'un aimant droit très court.
- Solénoïde : elles sont parallèles à l'axe et très serrées à l'intérieur, où le champ est quasi uniforme, très lâches à l'extérieur.
Dispositifs produisant un champ quasi uniforme :
- un solénoïde long, dans sa partie centrale ;
- deux bobines plates identiques coaxiales, parcourues par le même courant dans le même sens et séparées d'une distance égale à leur rayon, dites bobines de Helmholtz.
1.3Symétries et invariances
Le champ magnétique est un vecteur axial, ce qui inverse les règles par rapport au champ électrostatique.
Propriété 1.4Symétries du champ magnétique
- Si un plan est plan de symétrie de la distribution de courants, alors en tout point de ce plan le champ lui est orthogonal.
- Si un plan est plan d'antisymétrie, c'est-à-dire que la distribution s'y transforme en son opposée, alors en tout point de ce plan le champ est contenu dans ce plan.
Propriété 1.5Invariances
- Si la distribution est invariante par translation selon un axe, le champ ne dépend pas de la coordonnée correspondante.
- Si elle est invariante par rotation autour d'un axe, il ne dépend pas de l'angle.
Exemple 1.6Fil rectiligne infini selon Oz
Il y a invariance par translation et par rotation, donc ne dépend que de la distance au fil. Tout plan contenant le fil est plan de symétrie, donc lui est orthogonal, donc orthoradial.
1.4Lien entre champ et intensité
Le champ créé est proportionnel à l'intensité. Les expressions sont fournies, il faut les exploiter numériquement, avec SI :
- fil rectiligne infini : ;
- centre d'une spire de rayon : ;
- intérieur d'un solénoïde de spires par unité de longueur : .
Exemple 1.7Solénoïde
Un solénoïde de 1 000 spires par mètre parcouru par produit environ .
1.5Moment magnétique
Définition 1.8Moment magnétique
À une boucle de courant plane d'aire parcourue par l'intensité , on associe le moment magnétique où est la normale orientée par la règle de la main droite à partir du sens du courant. L'unité est l'ampère mètre carré. On multiplie par pour une bobine plate de spires.
Par analogie de comportement, on associe à un aimant un moment magnétique dirigé du pôle sud vers le pôle nord à l'intérieur de l'aimant. Ordre de grandeur pour un aimant usuel de quelques centimètres : environ .
2Actions d'un champ magnétique
2.1Force de Laplace
Loi 2.1Force de Laplace
Un élément de circuit filiforme de longueur , parcouru par l'intensité et placé dans un champ magnétique extérieur , subit la force élémentaire
AttentionChamp extérieur et champ propre
est le champ extérieur, créé par d'autres sources. Le champ propre du circuit n'intervient pas dans la résultante des actions de Laplace sur ce circuit.
Propriété 2.2Barre rectiligne
Hypothèses
- barre rectiligne de longueur parcourue par ;
- champ uniforme et stationnaire.
Alors elle subit , de norme quand la barre est orthogonale au champ, de direction donnée par la règle de la main droite. Sa puissance vaut .
2.2Couple sur une spire rectangulaire
Une spire rectangulaire parcourue par tourne autour d'un axe passant par les milieux de deux côtés opposés, dans un champ uniforme et stationnaire orthogonal à cet axe. Les deux côtés parallèles à l'axe subissent deux forces de Laplace opposées de droites d'action distinctes.
Propriété 2.3Couple de Laplace
Elles forment un couple de moment de norme , étant l'angle entre et . La puissance des actions de Laplace vaut .
Positions d'équilibre et stabilité :
- le couple s'annule quand est colinéaire à ;
- la position où est parallèle à et de même sens est stable, tout écart engendrant un couple de rappel ;
- la position antiparallèle est instable.
À retenir
C'est le comportement d'une boussole dans le champ terrestre : s'aligne sur .
Exemple 2.4Expérience de référence
On place une boussole au centre d'un dispositif à champ quasi uniforme et l'on étudie sa position d'équilibre et la période de ses petites oscillations en fonction du champ imposé.
2.3Champ tournant
Deux bobines d'axes orthogonaux alimentées par des courants déphasés d'un quart de période, ou trois bobines à alimentées en triphasé, créent en leur centre un champ de norme constante dont la direction tourne à la pulsation des courants. Une aiguille aimantée placée au centre s'aligne sur ce champ et tourne à la même vitesse angulaire. C'est l'effet moteur d'un champ tournant, principe du moteur synchrone.
3Lois de l'induction
3.1Flux magnétique
Définition 3.1Flux d'un champ uniforme
Pour un champ uniforme et une surface plane d'aire s'appuyant sur un contour fermé orienté, le flux est où la normale est orientée à partir du sens de parcours du contour par la règle de la main droite et est l'angle entre et . L'unité est le weber.
AttentionOrientation du contour
L'orientation du contour est arbitraire, mais une fois choisie elle fixe le signe du flux, le sens positif du courant et celui de la force électromotrice. Il faut l'annoncer et ne plus en changer.
3.2Loi de Faraday
Loi 3.2Loi de Faraday
Toute variation du flux à travers un circuit fermé y fait apparaître une force électromotrice induite Le circuit est modélisé par un générateur de force électromotrice en convention générateur, en série avec sa résistance. Pour un circuit purement résistif, .
Deux façons de faire varier le flux, qui correspondent aux deux parties suivantes :
- faire varier le champ à travers un circuit fixe ;
- déplacer un circuit dans un champ stationnaire.
Le point de vue dépend du référentiel, mais la force électromotrice est la même.
Exemple 3.3Expérience à savoir décrire
On approche un aimant d'une bobine reliée à un ampèremètre : un courant apparaît, d'autant plus intense que le mouvement est rapide. Il change de sens quand on éloigne l'aimant ou qu'on le retourne. Rien ne se passe si l'aimant est immobile.
3.3Loi de Lenz
Loi 3.4Loi de Lenz
Les phénomènes d'induction s'opposent, par leurs effets, aux causes qui leur donnent naissance.
C'est une loi de modération, qualitative, mais très efficace pour vérifier un signe. Exemples :
- un aimant que l'on approche d'une spire y crée un courant dont le champ propre repousse l'aimant : il faut fournir du travail pour l'approcher ;
- un circuit mobile dans un champ voit apparaître des forces de Laplace qui freinent son mouvement ;
- un courant qui croît dans une bobine engendre une force électromotrice qui s'oppose à cette croissance, d'où la continuité du courant dans une bobine.
4Circuit fixe dans un champ variable
4.1Auto-induction
Définition 4.1Flux propre et inductance propre
Le flux propre d'un circuit est celui du champ qu'il crée lui-même à travers lui-même. Il est proportionnel à l'intensité : où l'inductance propre , en henrys, ne dépend que de la géométrie.
Pour un solénoïde long de spires, de section et de longueur , l'expression fournie est Une bobine de laboratoire de mille spires a une inductance de quelques dizaines de millihenrys au plus.
Propriété 4.2Force électromotrice auto-induite
La force électromotrice auto-induite vaut , ce qui redonne en convention récepteur .
Mesure de :
- on étudie la réponse indicielle d'un circuit RL série, de constante de temps ;
- ou la résonance d'un circuit RLC série, dont la pulsation propre donne si la capacité est connue.
4.2Bilan énergétique de l'auto-induction
Propriété 4.3Énergie magnétique
La puissance reçue par la bobine vaut Elle stocke donc l'énergie magnétique , restituée quand le courant décroît, d'où l'étincelle à l'ouverture d'un circuit inductif.
4.3Inductance mutuelle et transformateur
Définition 4.4Inductance mutuelle
Deux circuits voisins sont couplés. Le flux envoyé par le circuit 2 à travers le circuit 1 vaut , et réciproquement, avec la même inductance mutuelle , positive ou négative selon les orientations.
Propriété 4.5Solénoïdes coaxiaux en influence totale
Hypothèses
- deux solénoïdes coaxiaux de grande longueur ;
- tout le flux de l'un traverse l'autre ;
- et spires par unité de longueur, section commune , longueur .
Alors, en valeur absolue, , et .
Mesure de : on alimente un enroulement en régime sinusoïdal et on mesure la tension à vide aux bornes de l'autre. En écartant ou en inclinant les bobines, on constate que diminue dès que le couplage n'est plus total.
Propriété 4.6Circuits couplés en régime sinusoïdal forcé
On écrit une équation par maille en ajoutant dans chacune le terme de couplage. En notation complexe, avec des conventions de signe précisées sur le schéma :
Propriété 4.7Transformateur de tension
Hypothèses
- deux enroulements de et spires sur un même noyau ferromagnétique qui canalise le flux ;
- résistances et fuites négligées.
Alors le flux par spire est le même dans les deux enroulements, donc le signe dépendant du sens des enroulements.
Pour un transformateur parfait, la puissance reçue au primaire est intégralement transmise au secondaire, ce qui impose La tension est élevée et le courant abaissé, ou l'inverse.
Applications à citer :
- le transport de l'électricité à très haute tension, qui réduit les pertes par effet Joule dans les lignes ;
- les alimentations électroniques ;
- la charge sans contact.
5Circuit mobile dans un champ stationnaire
5.1Rails de Laplace
Deux rails parallèles horizontaux distants de sont reliés par une résistance ou un générateur. Une barre conductrice de masse glisse sans frottement perpendiculairement aux rails, sa position étant repérée par . Le champ est uniforme, stationnaire et orthogonal au plan des rails.
On oriente le circuit, ce qui fixe la normale et le signe du flux : . La loi de Faraday donne
Propriété 5.1Équations des rails de Laplace
- Équation électrique, avec la seule résistance : , soit .
- Équation mécanique : la barre subit la force de Laplace , à laquelle s'ajoutent les autres forces éventuelles, donc
5.2Bilan énergétique et conversion
On multiplie l'équation mécanique par et l'équation électrique par , puis on additionne. Les deux termes de couplage se compensent exactement :
Propriété 5.2Conversion électromécanique
La puissance mécanique des forces de Laplace est exactement l'opposée de la puissance électrique de la force électromotrice induite. Le couplage ne consomme ni ne crée d'énergie, il la convertit intégralement, les pertes venant de la résistance et des frottements.
Selon le sens des échanges, le dispositif est :
- moteur : on alimente le circuit et la barre accélère ;
- générateur : on tire la barre et l'on récupère du courant.
La loi de Lenz confirme que la force de Laplace s'oppose au mouvement imposé de l'extérieur.
5.3Spire en rotation et alternateur
Une spire plane d'aire tourne à la vitesse angulaire constante autour d'un axe orthogonal à un champ uniforme . Le flux vaut , donc La force électromotrice est sinusoïdale : c'est le principe de l'alternateur. Le couple de Laplace s'oppose à la rotation, il faut donc fournir du travail mécanique pour l'entretenir quand un courant circule.
5.4Freinage par induction et courants de Foucault
Définition 5.3Courants de Foucault
Quand un conducteur massif est soumis à un flux variable, les courants induits circulent en boucles dans tout le volume : ce sont les courants de Foucault.
D'après la loi de Lenz, ils créent des forces qui s'opposent au mouvement relatif, d'où un freinage sans contact ni usure. Applications :
- freinage des poids lourds et des trains ;
- amortissement d'une aiguille de mesure ;
- détection de métaux.
Ces courants dissipent de l'énergie par effet Joule, recherchée dans une plaque à induction, subie dans le noyau d'un transformateur, que l'on feuillette pour les limiter.
Exemple 5.4Mise en évidence au laboratoire
Un aimant lâché dans un tube de cuivre descend bien plus lentement que dans un tube de plastique.
5.5Moteur à courant continu à entrefer plan
On analyse ce moteur par analogie avec les rails de Laplace, les conducteurs du rotor jouant le rôle de la barre et le champ de l'aimant permanent celui du champ uniforme.
Propriété 5.5Relations du moteur
On obtient deux relations couplées de même structure, avec constante du moteur : Le produit est égal à , conversion à nouveau sans perte. Le bilan complet s'écrit, en ajoutant la résistance de l'induit,
Applications : essuie-glaces, lève-vitres, outillage portatif.
Méthodes
MéthodeOrienter et appliquer la loi de Faraday
- Orienter le circuit en premier, flèche du courant et normale associée, puis ne plus changer.
- Écrire le flux, le dériver, appliquer .
- Vérifier le signe avec la loi de Lenz. Une contradiction signale une erreur d'orientation.
MéthodeProblème de conversion électromécanique
- Écrire une équation électrique par la loi des mailles.
- Écrire une équation mécanique par le principe fondamental ou le théorème du moment cinétique.
MéthodeBilan énergétique
- Multiplier l'équation électrique par .
- Multiplier l'équation mécanique par ou .
- Additionner : les termes de couplage doivent disparaître.
MéthodeCalcul de champ
Utiliser symétries et invariances avant tout calcul de champ.
Ce qu'il faut savoir refaire en khôlle
- Tracer les cartes de champ d'un aimant droit, d'une spire et d'un solénoïde, et y repérer les zones de champ fort et uniforme.
- Utiliser les plans de symétrie et d'antisymétrie d'une distribution de courants pour prévoir la direction du champ, sur l'exemple du fil infini.
- Définir un moment magnétique et établir l'expression du couple sur une spire rectangulaire, avec discussion de la stabilité.
- Énoncer la loi de Faraday et la loi de Lenz, et prédire le sens du courant induit quand on approche un aimant d'une bobine.
- Établir l'inductance mutuelle de deux solénoïdes coaxiaux en influence totale et la loi des tensions du transformateur.
- Traiter complètement les rails de Laplace : équation électrique, équation mécanique, puis bilan énergétique montrant la conversion.
- Expliquer l'origine des courants de Foucault et citer deux applications, l'une recherchée et l'autre subie.
- Analyser le moteur à courant continu à entrefer plan et écrire son bilan de puissance.
Méthodes et exercices
Les résultats à connaître
- Force de Laplace élémentaire, dF = I dl ∧ B pour un élément filiforme, où B est le champ extérieur et non le champ propre. Admise.
- Résultante sur une barre rectiligne de longueur L parcourue par I dans un champ extérieur uniforme et stationnaire, F = I L ∧ B. Exigible avec démonstration.
- Puissance de la force de Laplace sur une barre en translation, P = F · v. Exigible.
- Couple sur une spire rectangulaire tournant autour de l'axe passant par les milieux de deux côtés opposés, dans un champ uniforme et stationnaire orthogonal à l'axe, Γ = m ∧ B, et P = Γ ω avec Γ projeté sur l'axe. Exigible avec démonstration.
- Équilibres d'un moment magnétique. L'équilibre est stable si m est parallèle à B et de même sens, instable s'il est de sens contraire. Exigible, étendu à la boussole par analogie.
- Champ tournant. Deux bobines identiques d'axes orthogonaux, parcourues par des courants de même amplitude en quadrature, créent un champ de norme constante qui tourne à la pulsation ω. Exigible, surtout expérimental.
- Flux d'un champ uniforme à travers un contour plan orienté, Φ = B S cos α. Exigible.
- Loi de Faraday, e = − dΦ/dt, avec e orientée dans le sens du contour. Loi expérimentale admise, à appliquer en précisant les conventions.
- Loi de Lenz. Énoncé qualitatif exigible, traduction du signe moins de Faraday.
- Inductance d'un solénoïde long, L = µ₀ N² S/l, à retrouver à partir du champ fourni. Ordre de grandeur exigible.
- Énergie stockée dans une bobine, ½ L i². Exigible avec démonstration par un bilan de puissance.
- Inductance mutuelle de deux solénoïdes coaxiaux longs en influence totale, |M| = µ₀ n₁ n₂ S l, et M² = L₁ L₂. Exigible avec démonstration. L'égalité M₁₂ = M₂₁ est admise.
- Équations de deux circuits couplés en régime sinusoïdal forcé. Exigibles.
- Transformateur idéal, u₂/u₁ = ± N₂/N₁. Exigible avec démonstration. La relation des intensités découle du bilan de puissance.
- Rails de Laplace et spire en rotation uniforme. Équations électrique et mécanique, bilan P_Laplace + e i = 0. Exigibles avec démonstration.
- Moteur à courant continu à entrefer plan, e = Φ₀ ω et Γ = Φ₀ i. Exigible par analogie avec les rails.
- Hors programme, à signaler si un énoncé les utilise : champ électromoteur, loi de Biot et Savart et théorème d'Ampère (les champs sont fournis), énergie potentielle d'un dipôle, inégalité générale M² ≤ L₁ L₂, circuit mobile dans un champ variable.
Clés de démonstration
Résultante sur une barre. On somme dF = I dl ∧ B le long de la barre. I est le même partout et B est uniforme, donc on les sort de la somme, et la somme des dl vaut le vecteur L. L'astuce est de citer l'uniformité, sans laquelle rien ne sort de l'intégrale.
Couple sur la spire rectangulaire. Soit a la longueur des côtés parallèles à l'axe et b celle des deux autres. Les côtés perpendiculaires à l'axe subissent des forces parallèles à l'axe, de moment nul par rapport à lui. Les deux autres subissent des forces opposées de norme I a B, dont les droites d'action sont séparées de b sin θ, où θ est l'angle entre n et B. Le moment vaut I a b B sin θ = m B sin θ. L'astuce est de reconnaître un couple, dont le moment ne dépend pas du point.
Champ tournant. Les bobines donnent B₀ cos(ωt) selon ux et B₀ sin(ωt) selon uy. La somme a pour norme B₀, car cos² + sin² = 1, et fait l'angle ωt avec ux. L'astuce est la quadrature.
Inductance d'un solénoïde. Le champ intérieur vaut µ₀ N i/l, le flux par spire vaut ce champ fois S, et il y a N spires en série. Donc Φ = µ₀ N² S i/l. L'astuce est le facteur N, qui intervient deux fois.
Énergie de la bobine. En convention récepteur, p = u i = L i di/dt, qui est la dérivée de ½ L i². L'astuce est d'identifier une dérivée exacte.
Inductance mutuelle. Le solénoïde 1 crée µ₀ n₁ i₁ à l'intérieur. Ce champ traverse les n₂ l spires du solénoïde 2, d'où Φ₂₁ = µ₀ n₁ n₂ S l i₁. Avec L₁ = µ₀ n₁² S l et L₂ = µ₀ n₂² S l, on obtient M² = L₁ L₂. L'astuce est de calculer le flux du champ connu, puis de conclure par réciprocité.
Transformateur. Le noyau impose le même flux φ par spire dans les deux enroulements. Sans résistance ni fuite, u₁ = N₁ dφ/dt et u₂ = ± N₂ dφ/dt. Le rapport élimine φ. L'astuce est de raisonner sur le flux par spire.
Rails et spire tournante. On multiplie l'équation mécanique par v, ou par ω, et l'équation électrique par i, puis on additionne. Les termes i a B v et e i = − B a v i s'annulent. L'astuce est d'écrire les deux équations avec la même orientation.
Exemples et contre-exemples à connaître
- Spire en translation dans un champ uniforme. Le flux reste constant, il n'y a aucun courant. Contre-exemple à « mouvement dans un champ donc induction ».
- Spire qui entre dans une zone de champ. Le courant n'existe que pendant l'entrée et la sortie, quand le flux varie.
- Circuit ouvert. La force électromotrice existe mais le courant est nul, donc ni force de Laplace ni freinage.
- Transformateur alimenté en continu. Le flux est constant, la tension au secondaire est nulle.
- Anneau de Thomson. Un anneau d'aluminium enfilé sur une bobine alimentée en alternatif est éjecté. Fendu, il ne bouge plus, car aucun courant ne circule.
- Boussole dans le champ terrestre. Elle s'aligne sur la composante horizontale, environ 2 × 10⁻⁵ T en France. Retournée de 180°, elle est en équilibre instable.
- Aimant dans un tube de cuivre. Chute lente, à vitesse quasi limite. Dans un tube fendu sur toute sa longueur, le freinage diminue nettement.
- Bobines de Helmholtz. Champ quasi uniforme sur une zone accessible, contrairement à l'intérieur d'un solénoïde.
- Bobine sans noyau. Quelques millihenrys, même avec des centaines de spires. Un henry exige un noyau ferromagnétique.
Techniques du chapitre
Orienter puis écrire le flux avec son signe. Mini-exercice : spire carrée de 10 cm de côté, champ de 0,20 T à 60° de la normale orientée. Φ = 0,20 × 0,010 × cos 60° = 1,0 × 10⁻³ Wb. Inverser l'orientation change le signe de Φ et du courant positif.
Appliquer Faraday puis contrôler par Lenz. Mini-exercice : B = B₀(1 − t/τ) selon la normale d'une spire d'aire S. e = B₀ S/τ > 0. Le courant circule dans le sens positif et crée un champ selon la normale, qui compense la baisse du flux. Lenz est respecté.
Exploiter les symétries. Mini-exercice : spire circulaire d'axe Oz. Tout plan contenant Oz est plan d'antisymétrie, donc sur l'axe le champ est contenu dans tous ces plans, donc porté par Oz. Le plan de la spire est plan de symétrie, donc en ses points le champ lui est orthogonal.
Écrire deux équations couplées. Mini-exercice : barre de masse m tirée par une force F constante sur des rails fermés par R. Électrique : i = − B a v/R. Mécanique : m dv/dt = F − (aB)² v/R. Premier ordre de constante de temps τ = m R/(aB)².
Chercher le régime limite en annulant les dérivées. Mini-exercice : même situation, vlim = F R/(aB)². Avec F = 0,10 N, R = 1,0 Ω, a = 0,10 m et B = 0,50 T, on trouve 40 m/s.
Faire un bilan de puissance. Mini-exercice : à cette vitesse, F vlim = 4,0 W. Avec i = B a vlim/R = 2,0 A, la puissance Joule vaut R i² = 4,0 W. Tout le travail fourni est dissipé.
Passer en complexes pour les circuits couplés. Mini-exercice : secondaire fermé sur lui-même. 0 = (R₂ + j L₂ ω) i₂ + j M ω i₁, donc i₂/i₁ = − j M ω/(R₂ + j L₂ ω). À haute fréquence, i₂ ≈ − (M/L₂) i₁, et le secondaire annule presque le flux.
Exercices classiques corrigés
Choisis ton niveau. Difficulté indicative ; les exercices qui se suivent restent dans l'ordre.
Exercice 1. Mesure du champ terrestre avec une boussole
Classiques de khôlle et concours · Niveau khôlle
Une boussole de moment magnétique m et de moment d'inertie J autour de son axe vertical est placée au centre de bobines de Helmholtz d'axe horizontal, dirigé selon le méridien magnétique. Les bobines créent Bc = k I dans le sens de la composante horizontale Bh du champ terrestre. On mesure la période T des petites oscillations pour plusieurs valeurs de I. En déduire Bh.
Technique Théorème du moment cinétique avec le couple m ∧ B, puis linéarisation.
Voir le corrigé
- Le champ horizontal total vaut Bh + k I. Pour un écart θ, le couple vaut − m (Bh + k I) sin θ.
- Donc J θ'' = − m (Bh + k I) sin θ. Pour θ petit, c'est un oscillateur de pulsation √(m (Bh + k I)/J).
- Donc 1/T² = m (Bh + k I)/(4π² J), fonction affine de I.
- Le rapport de la pente à l'ordonnée à l'origine vaut k/Bh. On obtient Bh sans connaître m ni J.
- Si l'on inverse le courant avec k I > Bh, l'équilibre initial devient instable et l'aiguille se retourne.
piège : Oublier le champ terrestre et attribuer toute la période au champ des bobines.
Exercice 2. Spire fixe dans un solénoïde alimenté par une rampe
Classiques de khôlle et concours · Niveau khôlle
Une spire circulaire de rayon r et de résistance R est placée dans un long solénoïde de n spires par mètre, coaxiale à lui. L'intensité du solénoïde vaut i(t) = I₀ t/τ pour 0 ≤ t ≤ τ. Déterminer le courant induit, son sens et l'énergie dissipée.
Technique Faraday pour un circuit fixe, contrôle par Lenz.
Voir le corrigé
- On oriente la spire dans le même sens que le solénoïde. Φ = µ₀ n i π r².
- e = − µ₀ n π r² I₀/τ, constante. Le courant induit vaut is = e/R.
- is est négatif. Il circule en sens inverse du courant du solénoïde et crée un champ opposé, qui s'oppose à la croissance du flux. Lenz est respecté.
- L'énergie dissipée vaut R i_s² τ = (µ₀ n π r² I₀)²/(R τ). Plus la rampe est rapide, plus elle est grande.
- On a négligé l'inductance propre de la spire, ce qui suppose τ grand devant L_spire/R.
piège : Prendre la section du solénoïde au lieu de celle de la spire. Seule la surface qui s'appuie sur le contour compte.
Exercice 3. Inductance et énergie d'une bobine de laboratoire
Classiques de khôlle et concours · Niveau khôlle
Solénoïde de 500 spires, de longueur 40 cm, de rayon 2,0 cm et de résistance 5,0 Ω. Estimer L, la constante de temps de la bobine seule sous tension continue, et l'énergie stockée sous 2,0 A.
Technique Retrouver L à partir du champ fourni, puis ordres de grandeur.
Voir le corrigé
- S = π × 4,0 × 10⁻⁴ = 1,26 × 10⁻³ m².
- L = µ₀ N² S/l = 4π × 10⁻⁷ × 2,5 × 10⁵ × 1,26 × 10⁻³/0,40 ≈ 1,0 mH.
- τ = L/R ≈ 0,20 ms. Le régime permanent est atteint en un millième de seconde environ.
- Em = ½ L i² ≈ 2,0 mJ.
- À l'ouverture brutale, cette énergie ne peut pas disparaître instantanément. La tension devient très grande et une étincelle se forme. Une diode de roue libre protège le circuit.
piège : Oublier que l'expression suppose une bobine longue. Ici l/r = 20, l'approximation est acceptable.
Exercice 4. Inductance mutuelle et mesure
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP
Un long solénoïde de n₁ spires par mètre et de section S₁ est entouré, en son milieu, d'une bobine courte de N₂ spires et de section S₂ > S₁. Calculer M. Le solénoïde est alimenté en sinusoïdal d'amplitude I₁ et de pulsation ω. Quelle tension mesure-t-on à vide aux bornes de la bobine ?
Technique Calculer le flux du champ connu, puis utiliser la réciprocité.
Voir le corrigé
- Le champ du solénoïde vaut µ₀ n₁ i₁ à l'intérieur et est quasi nul à l'extérieur.
- Le flux par spire de la bobine ne concerne donc que la section S₁ : µ₀ n₁ i₁ S₁.
- Φ₂₁ = N₂ µ₀ n₁ S₁ i₁, donc |M| = µ₀ n₁ N₂ S₁.
- À vide, i₂ = 0 et la tension a pour amplitude M ω I₁.
- Avec n₁ = 1 000 m⁻¹, S₁ = 10 cm² et N₂ = 100, M ≈ 0,13 mH. Pour I₁ = 1,0 A et f = 1,0 kHz, la tension vaut environ 0,79 V.
piège : Utiliser S₂. La partie de la bobine extérieure au solénoïde ne voit presque pas de champ.
Exercice 5. Freinage d'une barre sur rails
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP
Une barre de masse m glisse sans frottement sur deux rails horizontaux distants de a, fermés par une résistance R. Le champ B est vertical et uniforme. On lance la barre à v₀. Déterminer v(t), la distance d'arrêt, et vérifier la conservation de l'énergie.
Technique Deux équations couplées, puis bilan énergétique intégré.
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- On oriente de sorte que Φ = B a x. Alors e = − B a v et i = − B a v/R.
- La force de Laplace vaut i a B = − (aB)² v/R. Donc m dv/dt = − m v/τ avec τ = m R/(aB)².
- v(t) = v₀ exp(− t/τ). La distance totale vaut v₀ τ = m R v₀/(aB)².
- L'énergie dissipée est l'intégrale de R i² = (aB)² v²/R, soit (aB)² v₀² τ/(2R) = ½ m v₀². L'énergie cinétique est entièrement convertie en chaleur.
- La force s'oppose au mouvement, conformément à Lenz.
piège : Écrire i = + B a v/R sans orientation, puis trouver une accélération, en contradiction avec Lenz.
Exercice 6. Rails en fonctionnement moteur
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP
Même dispositif, mais R est en série avec un générateur de force électromotrice E orientée dans le sens positif du circuit. La barre part du repos. Étudier le mouvement et le bilan de puissance.
Technique Loi des mailles avec deux sources, régime permanent.
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- Électrique : R i = E − B a v, donc i = (E − B a v)/R.
- Mécanique : m dv/dt = i a B = aB (E − B a v)/R.
- v(t) = vlim (1 − exp(− t/τ)) avec vlim = E/(aB) et τ = m R/(aB)².
- Bilan : E i = R i² + d(½ m v²)/dt. La puissance du générateur se partage entre effet Joule et énergie cinétique.
- En régime limite, i = 0. La force électromotrice induite compense exactement E. Avec une force résistante, i reste non nul et la barre fournit un travail, c'est le principe du moteur.
piège : Croire que la barre accélère indéfiniment. La force contre-électromotrice limite le courant.
Exercice 7. Alternateur élémentaire
Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP
Un cadre de N = 100 spires d'aire S = 1,0 × 10⁻² m² tourne à 50 tours par seconde autour d'un axe orthogonal à un champ uniforme B = 0,10 T. Le circuit a une résistance totale R = 10 Ω, et l'on néglige l'auto-induction. Calculer la force électromotrice, la puissance électrique moyenne et le couple moyen à fournir.
Technique Flux d'un cadre tournant, puis égalité des puissances électrique et mécanique.
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- Φ = N B S cos(ωt), donc e = N B S ω sin(ωt), d'amplitude 100 × 0,10 × 0,010 × 314 ≈ 31 V.
- i = e/R. La puissance moyenne vaut (N B S ω)²/(2R) ≈ 49 W.
- Le couple de Laplace projeté sur l'axe vaut Γ = − N i S B sin(ωt) = − (N B S)² ω sin²(ωt)/R, toujours résistant.
- Il faut fournir un couple opposé, de valeur moyenne P/ω ≈ 0,16 N·m.
- Γ ω + e i = 0 à chaque instant, la conversion est intégrale.
piège : Oublier le facteur N dans le moment magnétique alors qu'on l'a mis dans le flux.
Exercice 8. Transformateur et transport de l'électricité
Classiques de khôlle et concours · Niveau khôlle
Un transformateur idéal abaisse 230 V efficaces à 12 V et alimente une résistance de 6,0 Ω. Donner N₂/N₁ et les courants. Comparer ensuite les pertes pour transporter 1,0 MW dans une ligne de 10 Ω sous 20 kV puis sous 400 kV.
Technique Loi des tensions et conservation de la puissance.
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- N₂/N₁ = 12/230 ≈ 0,052.
- I₂ = 12/6,0 = 2,0 A, soit 24 W. Au primaire, I₁ = 24/230 ≈ 0,10 A.
- Sous 20 kV, I = 50 A et les pertes R I² valent 25 kW, soit 2,5 %.
- Sous 400 kV, I = 2,5 A et les pertes valent 62,5 W. Élever la tension d'un facteur 20 divise les pertes par 400.
- On raisonne en valeurs efficaces, avec un facteur de puissance égal à 1.
piège : Croire que le transformateur crée de la puissance parce qu'il élève la tension.
Exercice 9. Impédance ramenée et détection de métaux
Approfondissement · Type oral Centrale
Une bobine (R₁, L₁) alimentée en sinusoïdal est couplée par M à un circuit fermé (R₂, L₂) qui modélise un objet métallique. Exprimer l'impédance vue du primaire et interpréter.
Technique Équations couplées en complexes, élimination de i₂.
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- Secondaire : 0 = (R₂ + j L₂ ω) i₂ + j M ω i₁.
- Primaire : u₁ = (R₁ + j L₁ ω) i₁ + j M ω i₂.
- Donc Z = R₁ + j L₁ ω + M² ω²/(R₂ + j L₂ ω).
- La résistance apparente augmente de M² ω² R₂/(R₂² + L₂² ω²) et l'inductance apparente diminue de M² L₂ ω²/(R₂² + L₂² ω²).
- Cette résistance ajoutée, multipliée par |i₁|²/2, égale R₂ |i₂|²/2, la puissance dissipée dans l'objet.
- Un détecteur de métaux mesure cette variation d'impédance. Une plaque à induction exploite la dissipation dans la casserole.
piège : Se tromper de signe sur le terme de couplage. Le résultat dépend de M², ce qui sert de contrôle.
Exercice 10. Moteur à courant continu en charge
Approfondissement · D'après un écrit Mines
Un moteur de constante Φ₀ = 0,050 Wb et de résistance d'induit R = 1,0 Ω est alimenté sous u = 12 V. Il entraîne une charge de couple résistant Γr = 0,10 N·m, sans frottements. Trouver le régime permanent, le rendement et le courant de démarrage.
Technique Analogie avec les rails, u = R i + e et J dω/dt = Φ₀ i − Γr.
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- En régime permanent, Φ₀ i = Γr, donc i = 2,0 A.
- e = u − R i = 10 V, donc ω = e/Φ₀ = 200 rad/s.
- Le rendement vaut Γ ω/(u i) = e/u ≈ 83 %. Le reste est dissipé par effet Joule dans l'induit.
- Au démarrage, ω = 0 donc e = 0 et i = u/R = 12 A, six fois le courant nominal. On le limite par un rhéostat de démarrage ou une rampe de tension.
- Si la charge augmente, i augmente, e diminue et le moteur ralentit.
piège : Oublier la force contre-électromotrice et écrire i = u/R en permanence.
Erreurs fréquentes
- Écrire la loi de Faraday sans avoir orienté le circuit. Le signe de e n'a alors aucun sens, et Lenz ne peut plus servir de contrôle.
- Inclure le champ propre du circuit dans le calcul de la force de Laplace. Seul le champ extérieur agit.
- Prendre une mauvaise surface dans le flux, la section du solénoïde au lieu de celle de la spire, ou oublier le facteur N d'une bobine.
- Changer d'orientation entre l'équation électrique et l'équation mécanique. Les termes de couplage ne se compensent plus dans le bilan.
- Oublier la force contre-électromotrice dans un moteur ou des rails alimentés, ce qui conduit à un courant constant et à une vitesse infinie.
Fiche de cours rédigée à partir du programme officiel de physique-chimie de PCSI (arrêté de 2021), deuxième semestre, thème 1 « ondes et signaux (2) », partie 1.7 « Induction et forces de Laplace », de 1.7.1 à 1.7.5. Le programme limite strictement les géométries étudiées et exclut toute étude du champ électromoteur.